TRANSIT MAGAZINE - Swiss Metal Magazine

CONCOURS TRANSIT

FIGHT TOGETHER (spectacle de catch)
Collège du Belvédere, Lausanne
21.11.2014


CANNIBAL CORPSE, REVOCATION, AEON
Les Docks, Lausanne
27.11.2014


METAL LEGION FESTIVAL (Loudblast, Blasted, Hypocras)
Le Pont-Rouge, Monthey
05-06.12.2014


MESHUGGAH, CAR BOMB
Les Docks, Lausanne
15.12.2014


SABATON, TYR, KORPIKLAANI
Les Docks, Lausanne
19.12.2014


EPICA, DRAGONFORCE
Salle des fêtes de Thônex
30.01.2015


BLACK LABEL SOCIETY
Les Docks, Lausanne
15.03.2015


ENSIFERUM
Les Docks, Lausanne
19.03.2015


MOONSPELL, SEPTIC FLESH
RKC, Vevey
21.03.2015


Pour plus d'infos : http://www.transitmag.ch/index.php?Article=6028[/b]

Commenter cet article

mis en ligne le : 16.05.10 par indy

LIVE REPORT - GRINDING DELÉMONT VOL. II | SAS, Delémont - 13 & 14.06.2

GRINDING DELÉMONT VOL. II | SAS, Delémont
13-14.06.2014

Les hostilités ont débuté à 20h30 devant un public clairsemé. Ce dernier aura donc manqué les prestations plus que convaincantes d'Exenteration et d'Insomnia Isterica, seuls groupes suisses de la soirée. Heureusement qu’il est venu à temps pour voir le power duo Warfuck prendre possession de la scène de long en large. Les deux headliners américains débarquaient avec une excellente réputation sur scène. Disciples Of Christ n’aura pas failli à sa mission d’atomiser le public avec un show dantesque. Full Of Hell apporta, quant à lui, la première touche noise de ce festival, sans pour autant ne rien perdre en violence pure. Après ces claques, on n’attendait pas forcément les Tchèques de Sheeva Yoga. Et ce fut là une grossière erreur que de les sous-estimer. Changeant de rythmes constamment, la sauvagerie proposée n’a eu aucune peine à motiver le public. Pour conclure cette soirée, Tummo et son stoner brutal très groovy était un choix courageux de la part des organisateurs et un groupe idéal pour finir de se briser la nuque. Un grand bravo à Tuer qui a remplacé Kate Mosh à la dernière seconde. N’ayant pas répété pendant environ huit mois, il a parfaitement rempli sa mission. Les Genevois d’Incrust auront permis aux compatriotes présents de danser sur leur crust groovy. Cette cassure a permis au public de reprendre son souffle pour l’assaut final. Satan et Xaros auront envoyé une patate monstrueuse, un bloc de grind que l’on s’est ramassé en pleine gueule et qui a mis tout le monde d’accord. Puis, il est inutile de présenter Mumakil, qui a gagné haut la main les prix ‘Stage Diving’ (bravo au type en slip et chaussettes) et ‘Bloody Nose’ du festival. F.U.B.A.R. nous a encore fait suer et nous a prouvé que sa réputation n’est de loin pas usurpée. L’heure des headliners de ce samedi arriva, et il est difficile de départager les trois groupes suivants. Les Allemands de Yacopsae, venus exprès pour l’occasion, peuvent être vus comme une sorte de synthèse de ce festival. Du blast à n’en plus finir, des passages plus crust, des petits moments doom et une petite touche noisy. Voici la recette du succès. Eux aussi venus tout spécialement, les Ibériques de Machetazo ont livré un set puissant et plus axé grind death. Ce petit côté leur a permis de sortir leur épingle du jeu. À cet instant, on se dit que les Tchèques de Gride ont perdu d’avance. Eh bien ici aussi, comme la veille avec Sheeva Yoga, que nenni ! Le power violence et ses rythmiques appuyées ont eu un succès retentissant. Pour preuve, la ruée sur leur merchandising après le concert. Après toute cette violence, les Biennois d’Unhaim et leur cent pour cent crust auront permis à cette magnifique deuxième édition de se conclure en beauté. Le grand gagnant de cette saison est Sete Stra Sept, qui vous sera présenté plus amplement dans une interview. [Dom]

Commenter cet article

mis en ligne le : 12.12.14 par Mikamika

LIVE REPORT - WAVE GOTIK TREFFEN | Leipzig, Allemagne - Du 06 au 09.06.14

WAVE GOTIK TREFFEN | Leipzig, Allemagne
06-09.06.2014

Faut-il encore présenter le Wave Gotik Treffen aux lecteurs assidus de notre bien-aimé magazine ? Il est vrai que les fans ‘metal-exclusive’ ne peuvent échapper à la traditionnelle review du plus gros festival gothique d’Europe depuis de nombreuses années. Pour les petits nouveaux, en quelques mots, ce fest regroupe en moyenne vingt mille personnes chaque année depuis vingt-trois ans et nous a proposé en cette édition 2014 pas moins de deux cent quarante-quatre groupes, allant du goth rock, à l’EBM, en passant par l’indus, la dark folk, le pagan et le psychobilly, bref, il y en a pour tous les goûts !

Sans aucun doute, ce qui aura le plus marqué, c’est le soleil de plomb qui ne nous a pas quittés un instant de la semaine, nous avons même eu un pic à trente-quatre degrés. Imaginez le tableau : nos jolis goths victoriens aux visages poudrés et dégoulinants, les (rares mais toujours vilains tout plein) cybergoths englués dans le vinyle (espérons qu’ils ont emporté du talc dans leurs valises), sans oublier les pauvres steampunks à la transpiration bouillonnante sous leurs effets de cuivre. D’entrée de jeu, on se dit que le confort va prévaloir sur l’apparence et qu’on va limiter les vêtements au maximum. Pour commencer le festival dans les règles de l’art, passage dès le premier soir au Moritz Bastei pour se mettre dans l’ambiance et profiter du très bon chili, lasagnes et autres plats habituels du lieu et boire quelques cocktails. Toujours une très bonne adresse pour aider à se mettre dans l’ambiance en douceur et discuter du programme des jours à venir.

Vendredi 6 juin
Le premier jour officiel du festival, on commence immédiatement par un concert à 18h, direction la Kuppelhalle pour le Belge de Ah Cama-Sotz. Superbe dark ambiant accompagnée d’images hypnotisantes de vieux documentaires. C’est beau, planant, mais quelle frustration de se retrouver dans cette satanée Kuppelhalle au décor rococo grotesque qui bénéficie de moult accès bar/salle, ce qui rend le passage des nombreux assoiffés encore plus bruyant ! Bon, une petite balade à l’Agra s’impose pour jeter un œil sur les divers stands proposés. Rien de bien nouveau au niveau de la nourriture mis à part que le grand stand de bonbons a étonnamment disparu, mais j’ai mon explication là-dessus (les bonbons sont destinés aux enfants et nos braves cybergoths ont grandi, enlevé la sucette de leur bouche et les serpentins de leurs cheveux). Quant au marché, le changement notoire provient de l’absence inexpliquée du géant X-Tra-X. On note quelques autres petits changements par rapport à l’an dernier, mais rien de trop perturbant : décidément on reprend bien vite ses marques, ici ! Plus tard dans la soirée se produisent à l’Agra les mythiques Finlandais de Apoptygma Berzerk, mélange d’EBM (parfois) et de synthpop, on veut voir ça, parce que, soyons honnêtes, ça peut être franchement une bonne marrade. À quarante-trois ans, le chanteur Stephan Groth ne semble toujours pas résigné à abandonner la coupe emo, mais il met encore bien le feu. Ça bouge… mais c’est caca, il faut bien l’avouer ! La voix nasillarde résonne de la halle comme un moustique persistant une nuit d’été, vivement ‘In This Together’ pour abréger nos souffrances : une fois la ballade pour midinettes jouées, on peut se retirer, c’était fun quand même.

Samedi 7 juin
Premier (et unique) petit-déjeuner au village médiéval super sympa mais difficile : démarrer la journée à la bière à la framboise et au pain au chanvre sous passés trente degrés, ça monte vite à la tête. Pour se mettre un peu à l’ombre, Sieben, projet folk du génialissime violoniste anglais Matt Howden, est programmé au Altes Landsratsams, salle au style très épuré ouverte au festival depuis 2013. En grands fans que nous sommes, on ne peut manquer le rendez-vous. Malheureusement, nous ne sommes de loin pas les seuls, heureusement pour Matt par contre, qui se produit du coup devant un parterre bien fourni. Le problème à être aussi nombreux ? Cette salle est extrêmement étouffante, un véritable bunker, les éventails de mesdames s’agitent frénétiquement, on voit la souffrance sur les visages. Ce qui n’enlève bien entendu rien à la qualité que l’on connait des prestations de Sieben, et le son est très bon, chapeau bas. Plus tard on tente une oreille à 45 Grave, groupe de deathrock légendaire. Les joyeusetés se passent au Taübchental, salle fraîchement attribuée au WGT, qui a repris la programmation traditionnelle du bien-aimé Werk II. Super cadre situé dans une zone assez calme de la ville avec un grand espace extérieur illuminé par des guirlandes lumineuses pour siroter sa bière ou - en l’occurrence - son gin tonic, assis sur des gradins en bois. Pratique pour observer la populace ! Donc 45 Grave… Franchement, très difficile de se mettre dedans, ça n’en valait pas tellement le détour, c’est plat, d’ailleurs le public ne semble pas plus conquis que nous. On prend très vite un taxi pour l’Agra et nous dirigeons sur un terrain connu : Frontline Assembly et leur EBM indus inimitable. Le son rend heureusement super bien et les tubes parfaitement exécutés s’enchaînent (‘Exhale’, ‘Mindphaser’, ‘Mental Distortion’), ravis d’avoir tenté le coup !

Dimanche 8 juin
Après avoir gardé un très bon souvenir de la prestation de UK Decay en 2010 (je crois) dans un Parkbühne bien fourni, pourquoi ne pas les revoir dans l’Agra ? Eh bien tout simplement parce qu’en mélangeant du vieux postpunk/deathrock brouillon comme il se doit avec une salle énorme et passablement vide, le résultat est plutôt dégueulasse. La résonnance des riffs mal placés du guitariste produit un joyeux bordel dans l’immense hangar. Décidément le deathrock n’est pas à la fête cette année. Un peu plus tard le duo allemand d’Industrial Noise Heimstatt Yipotash donnera sa représentation dans une des salles de l’emblématique Moritz Bastei, yes ! Une excellente occasion pour aller se désaltérer au Chardonnay sur la jolie terrasse des lieux rafraîchissante par ses voûtes de pierre. Voyons ce que ces geeks vont nous envoyer ! La salle est parsemée d’une trentaine de motivés mais vu la taille de l’endroit, ça ne pose aucun problème : l’ambiance est électrique et les acclamations bien méritées, c’était pointu et pêchu ! Vient l’heure de l’hésitation entre les Suédois Spetznas et leur EBM puissant et l’Allemand de Xotox et sa powernoise qui chie. Dans la continuité de Heimstatt Yipotash, Xotox est nommé vainqueur. Retour donc au Taübchental avec plaisir, décidément cette salle est vraiment cool ! Quant au concert, clairement la plus grosse claque sur l’ensemble des quatre jours de fest pour qui aime le style : une heure trente de brutalité à rendre sourd et survolté, ça cogne, ça fait ‘krzzz’ et ‘kriii’, ils nous ont mis la ‘Fieber’ !

Lundi 9 juin
Bouuuh ! Dernier jour ! En fin d’après-midi alors qu’on s’attend à voir le show des Américains de God Module sur la scène de l’Agra, une drôle de surprise nous attend. Il s’agit en réalité du Mexicain Erk Aicrag, qui officie principalement avec Hocico, ici présent avec ses deux acolytes pour son autre projet, Rabia Sorda ! Pas compris pourquoi ce changement mais le concert était vraiment cool, donc aucun regret. Vient l’heure des derniers concerts. Les programmateurs ont l’habitude de laisser la place au rocka-psycho-horrorbilly en soirée de fermeture. Une fois de plus, en l’absence du Werk II, c’est au Taübchental que ça se passe. L’idée est donc d’aller se secouer sur Bloodsucking Zombies From Outer Space, groupe d’horrorpunk psychobilly autrichien, mais malheureusement l’horreur ne se produit pas sur scène mais devant la salle : du monde absolument partout, une véritable marée noire ! Impossible d’entrer, le personnel de sécurité a limité les accès. Une petite place sur les gradins extérieurs nous accueille pour un (deux, trois…) verres en attendant un potentiel mouvement de foule sur l’extérieur à la fin des BZFOS. On entend le son étouffé des chansons, vraiment dommage d’être dehors, ça a l’air fun ! Profitant de la sortie d’une bonne centaine de personnes après ce concert, nous parvenons à trouver un endroit sympa pour assister au concert de The Creepshow, psycho-rockabilly canadien. Disons-le, c’était gentil, ils ont la patate, mais les chansons se suivent et se ressemblent, c’est donc sans grand regret que nous partons un peu avant la fin du concert, histoire de se coucher avant de se transformer en citrouille. Bilan : super édition cette année, les after embrumées dont je vous épargnerai les détails qui valaient clairement le détour, on aurait juste aimé quelques degrés de moins pour vivre le fest à fond, parce que vingt mille goths sous trente-quatre degrés, ça ressemble à Zombieland ! [Naryelle]

Commenter cet article

mis en ligne le : 12.12.14 par Mikamika

LIVE REPORT - STEEL PANTHER, CHINA | Kofmehl, Soleure - 18.06.2014

STEEL PANTHER, CHINA | Kofmehl, Soleure
18.06.2014

China en première partie c’est bien, mais ça aurait pu être mieux, je crois que je commence peut-être à être un peu blasée quand il y a un surplus de balades, mais ils sont pros et ont un super chanteur. C'est un groupe qui fait partie de l’histoire des groupes suisses tels que Krokus et Gotthard, et qui ont même fait partie du top dix des ventes à la fin des eighties. Des titres tel que ‘Rock City’ ou encore ‘In The Middle Of The Night’ sont des morceaux qui restent dans la tête, mais voilà, nous attendions la suite. Les Steel Panther ont pris possession de la scène et, encore une fois, c’était l’éclate. Les demoiselles de Soleure sont tout aussi déjantées et déshabillées que les Zurichoises, et le public presque aussi coloré, avec moins de spandex mais beaucoup de perruques. Les eighties sont de retour ce soir ! Les festivités sont d'emblée lancées avec ‘Pussy Whipped’ suivi de ‘Tomorrow Night’ et Michael Starr qui se pavane comme à son habitude. Un vrai frontman, celui qui s'adresse à son public, raconte des histoires - vraies ou non, on s’en fout, ça nous fait rigoler - et il y a même des soutifs qui volent dans le public. Les nouveaux titres tels que ‘Gangbang At The Old Folks Home’ ou encore ‘The Burden Of Being Wonderful’ se mélangent bien avec les anciens. Satchel doit toujours regarder sa manche pour les paroles, un super solo de guitare à la Eddie Van Halen, son air bêta de nouveau plus que trompeur, et bien sûr le Lexx, qui nous fait des hair soli à outrance pendant tout le show. C’est un pur set eighties et, si on peut faire abstraction des paroles plus que salaces, tous leurs hits y sont : ‘Party All Day’, ‘17 Girls’ et bien évidemment ‘Death To All But Metal’. Et encore une fois, je vais me dire : ‘oh, j’ai déjà vu’, et encore une fois, à la dernière minute, ‘oh j’y retourne’. Parce que j’attends toujours de recevoir le miroir pailleté de Lexxi. Les plectres c’est bien joli, mais je veux le miroir. [Suzy]

Commenter cet article

mis en ligne le : 02.12.14 par Mikamika

LIVE REPORT - SLAYER | l’Usine (PTR), Genève - 11.06.2014

SLAYER | l’Usine (PTR), Genève
11.06.2014

Arrivés dans la salle à l'ouverture des portes, on constate que Slayer sera le seul groupe de la soirée, l'imposante batterie prenant déjà facilement un quart de la scène à elle seule. Ici et là, quelques déceptions de fans convaincus que Crowbar serait de la partie. Peu importe, les regrets s'effaceront vite dès que les Tom, Kerry, Gary et Paul fouleront la scène. Il faut dire que l'on a un peu l'impression d'assister à un rêve éveillé en voyant Kerry King, accompagné du cliquetis caractéristique de ses chaînes, traverser la scène pour aller s’emparer de sa guitare. À peine remis, les premières notes de l'intro de 'Hell Awaits' résonnent dans la sono et c'est parti pour une séance intense de Slayer jusqu'aux dernières notes de sang d''Angel Of Death'. Un set relativement brutal pour le groupe avec quelques perles telles que ‘The Antichrist’, ‘Die By The Sword’ et ‘Black Magic’ qui cohabitent avec les classiques que sont ‘War Ensemble’, ‘Dead Skin Mask’ et ‘Raining Blood’. L'Usine se transforme petit à petit en sauna géant au fur et à mesure que le set avance. Alors certes, certains trouveront que Slayer est fatigué, que sans Lombardo et Hanneman, ce n'est plus la même chose, etc. Pour donner l’avis de quelqu’un qui les suit depuis plus de vingt ans, disons que oui, la présence de Lombardo fait défaut ; malgré toute la bonne volonté de Bostaph, il manque un tout petit quelque chose pour que les morceaux retrouvent leur intensité d'antan, c'est un fait. Le regretté Hanneman, lui, va manquer dans l'écriture des albums c'est certain, mais sur scène, Gary Holt a parfaitement su s'intégrer au groupe et y apporte un petit vent de fraîcheur. Le constat final c'est que très franchement, Slayer, malgré plus de trente ans de carrière, continue de tout dévaster sur son passage. Voir ce groupe dans une salle de la taille de l'Usine a juste été un moment unique que les fans ont apprécié à sa juste valeur. Encore une fois, bravo PTR pour une organisation sans faille, bravo Slayer et bravo aux fans qui ont répondu présent (le concert était complet). [Indy]

Commenter cet article

mis en ligne le : 02.12.14 par Mikamika

LIVE REPORT - ROB ZOMBIE | Eishalle, Wetzikon - 28.06.2014

ROB ZOMBIE | Eishalle, Wetzikon
28.06.2014

Nous avons dû attendre treize ans pour le revoir en Suisse (il était de passage par chez nous en 1998 avec White Zombie) et maintenant le revoilà pour la troisième fois depuis 2011 ! Pour les fans du groupe c’est presque comme avoir Noël, Pâques et son anniversaire en même temps ! On parle de Rob Zombie, icône du shock horror rock, régisseur, producteur et lui seul sait quoi encore. Personne ne se plaint et on se prépare avec plaisir à revoir Mr. Cummings sur scène, surtout après l’énorme concert de Bâle d’il y a deux ans. Megadeth était initialement prévu en coheadlining, chose qui aurait rendu cette soirée encore plus intéressante, mais pour des raisons personnelles le groupe a dû annuler une partie de sa tournée. La patinoire de Wetzikon n’est sûrement pas une place très sexy pour un concert et le peu de public ayant répondu présent contribue à rendre l’atmosphère très froide au début. Mais les deux supports programmés à la place de Megadeth font un très bon job pour nous échauffer. Powerman 5000 (avec le frère de Rob au chant) et les Suédois d'Avatar nous livrent de bonnes prestations, appréciées par le public. Après l’intro, ‘Teenage Nosferatu Pussy’ fait office d'entrée en matière et un des rois du horror rock - le maître Alice Cooper restant toujours inaccessible - monte sur scène avec ses acolytes John5, Piggy D et Ginger Fish. On remarque tout de suite une scène plus austère qu’au concert précédent. La grande production à l'américaine est restée à la maison, donc pas de robots, de monstres, de feux, ni de flammes ! On retrouve seulement les backdrops des festivals de 2011. Mais peu importe, c’est la musique qui compte et avec ‘Superbeast’ nous avons tout de suite un premier super hit ! Le public apprécie. Un solo de batterie est toujours un élément discutable, rarement aimé de tout le monde et un exercice difficile. Rares sont les batteurs qui s'avèrent être à la hauteur, et en cinquième position dans une setlist, le risque est de refroidir l’atmosphère… Avec ‘More Human Than Human’ des vieux White Zombie, on se remet en route. Rob saute dans le photo pit et joue à l’équilibriste sur la barrière. Plus tard, il se jette aussi dans le public pour chanter un morceau avec lui et pendant le solo de John5 (encore un !) il fait carrément le tour de la salle dans les tribunes. Il cherche le contact avec ses fans Mr Zombie ! Avec ‘Am I Evil’ de Diamond Head, morceau rendu célèbre par Metallica, et ‘School’s Out’, en hommage à Alice Cooper, nous avons aussi droit à quelques reprises. Sur ‘Ging Gang Gong De Do Gong De Laga Raga’ Rob invite sur scène ‘sa plus jeune fan’, une petite fille de sept ans qui, sans aucune peur, n’a pas hésité à lever son bras au rythme du morceau devant tout le public en délire. Bien joué petite. Simplement culte ! Rob termine la partie officielle du concert avec son meilleur titre, ‘Dragula’. Mais le groupe revient sur scène pour festoyer avec nous une dernière fois en jouant ‘We’re An American Band’, reprise de Grand Funk Railroad. On peut se demander s'il était vraiment nécessaire de jouer trois reprises et deux soli lors d'un concert aussi court, en lieu et place d'exécuter des titres tels que ‘Demon Speeding’, ‘Jesus Frankenstein’ ou n’importe quoi d'autre de White Zombie. Mais faut-t-il avouer qu'à l'instar de son show à Lausanne il y a trois ans, Rob démontre à nouveau que livrer des prestations scéniques intenses et puissantes, même sans de gros effets ou productions exagérées, est possible. [Andy Gaggioli]

Commenter cet article

mis en ligne le : 02.12.14 par Mikamika

LIVE REPORT - WACKEN OPEN AIR | Wacken, Allemagne - Du 31.07 au 02.08.2014

WACKEN OPEN AIR | Wacken, Allemagne
31.07-02.08.2014

Jeudi 31 juillet
C'est donc sous la pluie que nous sommes partis de ma belle région strasbourgeoise, direction les prairies ensoleillées du nord de l'Allemagne. Après une bière et un repos bien mérité nous voilà fin prêts pour cette vingt-cinquième édition du Wacken Open Air. Au programme cette année, de la metal battle en veux-tu, en voilà. Pour les non-familiarisés avec le concept, ce sont des gagnants de tremplins organisés par pays. C'est le moment d'aller faire un petit tour sous la Wet Stage, avec Hellhound qui nous vient tout droit du Japon. Malgré un son qui laissait plus qu'à désirer, les Japonais ont défendu leur place bien méritée, en nous délivrant un heavy bien léché, à la limite du too much. Arborant fièrement des vestes à patchs, sur l'une desquelles on peut lire ‘Keep It True’, cela laissait supposer des influences heavy underground auxquelles on pouvait s'attendre. Bien qu'ils ne réinventent pas le genre, on pourra cependant savourer les prouesses techniques. Après plus de dix ans d'existence, il était temps que ce festival leur accorde enfin une faveur, d'autant qu'ils s'expriment dans un style dont nos amis teutons raffolent. La preuve, le public semblait réceptif et ravi du show ! Avez-vous déjà vu un groupe de black chinois ? C'est avec un nom de style bien ringard que les beaux gosses d'Evocation viennent nous désensabler les portugaises. Après une introduction d'ambiance mélange entre oriental et noirceur, ils enchaînent sur un son bien lourd, rapide. Chevelure au vent, ils ne cessent de nous étonner, déployant un bon black certes peut-être pas des plus originaux mais techniquement maîtrisé et efficace. La présence d'un double chant alternant aigu et grave vient renforcer les compositions déjà bien achalandées. Mais moins de vingt minutes, c'est court pour cette démonstration, mais en attendant c'était une bonne claque. Comme vous le savez tous, un Wacken sans son traditionnel groupe de reprises Skyline serait surprenant. Le site est déjà blindé. Cette année, les reprises furent plutôt sympas, on commence par un trépident Manowar, mais bon une cover de Manowar ne reste toujours comment dire, qu'une très pâle copie. S'ensuivent quelques classiques type ‘Fear Of The Dark’ et ‘Bark At The Moon’. Mais il restait un atout pour se mettre le public dans la poche, nous balancer un petit ‘Engel’ de Rammstein : en Allemagne ça fait son effet bœuf. Et enfin, on finit avec leur hymne ‘There Will Be Metal’. Bref, tout ça après pour se payer une fanfare qui a enchaîné des reprises de techno, pop, dance et tout ce qui peut encore être hors sujet, cela avant de voir arriver Doro (oh quelle surprise) pour nous chanter son classique, ‘All We Are’. Eh oui, ce n'est pas encore demain que Wacken se passera de son petit manège 666% deutsch. Mais attendez, la blague n'est pas finie, cette année ils ont également décidé d'inviter le comique Bulent Ceylan. C'est donc pendant plus d'une demie heure qu'il a fait le bonheur des Allemands, et s'est passablement moqué de nous pauvres étrangers qui ne comprenions pas sa langue. Enfin bref...

C'est enfin à 18h que le festival commence réellement, les festivaliers eux aussi décident alors de se réveiller pour cette soirée qui s'annonce so heavy ! Entrée en scène d'Hammerfall. Le public est unanimement conquis, et entonne les refrains à pleins poumons. La setlist porte sur l'intégralité du premier album : ‘Glory To The Brave’. Malgré le fait que certains les soutiennent, ces vieux titres ont mal vieilli, mais on ne peut nier le charme et le ‘old school spirit’ qui s'en dégage. Pour rappel, quelques titres plus récents, dont une exclusivité du dernier album ‘Bushido’, avant de finir en fanfare sur ‘Hearts On Fire’. La foule est aux anges et les Suédois sur scène nous le rendent bien par leur énergie et leur bonne humeur. Après une pause ravitaillement, nous voilà de retour sur le terrain pour un habitué des lieux : Saxon. C'est donc dans une fosse blindée, que nous devons nous faufiler pour essayer d'entrevoir la scène. Cette année, c'est un concert événement (nous le concédons, à Wacken, c'est la grande mode de faire ce genre ‘d'inédit’) car ils fêtaient leurs trente-cinq ans d'existence, avec une setlist préalablement définie par les fans par l'intermédiaire de leur site web. De plus, il était prévu que la moitié du concert se déroulerait avec un orchestre symphonique, ce qui en soi est une très bonne idée, mais qui dans la pratique l'est un peu moins. En effet, c'est avec déception que j'assiste à ce concert manquant visiblement de peps. De plus la présence de l'orchestre symphonique ne procure aucune profondeur, mais au contraire une certaine lourdeur, pour au final donner un rendu sans relief. Habitué des shows où l'on sautille pendant une heure, c'est avec beaucoup de mal qu'on adhère à celui-ci qui nous laisse une certaine amertume, alors que tout l'annonçait comme épique. Cette première journée se terminera avec Accept, un groupe made in Germany comme on les aime. Dans l'ensemble pas grand-chose à leur reprocher. En effet, on pourra se délecter devant un chouette set, mais ne prenant pas trop de risques en jouant les classiques dont chaque zicos connaît sa partie sur le bout des doigts. Mais cependant, bien que la prestation résonne très bien dans nos tympans, quelques petits détails auraient pu donner un peu plus de mordant. En background, d’une part des écrans géants disponibles mais peu utilisés, et qui plus est à mauvais escient, et d'autre part la placidité des musiciens. Malgré cela, on finira cette première journée par une note positive.

Vendredi 1 août
Après le petit déj', nous voilà tout ouïe devant le groupe de black metal symphonique taïwanais : Chtonic. Décidément, le metal asiatique semble être à l'honneur cette année. Non pas que leur musique révèle un nouveau genre, mais le show en lui-même vaut quelques points. De par la présence d'instruments traditionnels asiatiques et de sa bassiste Doris Yeh qui en fait baver plus d'un. Malgré un son peu soigné et une batterie trop présente, on prend plaisir à revoir ce groupe au Wacken. En effet, les musiciens déploient une belle présence scénique et enchaînent les titres, dont certains seraient dignes de passer pour des hits. C'est sous une chaleur accablante qu'on enchaîne avec Skid Row. La setlist est un pur délice, composé principalement de vieux titres (dont la plupart du premier album), d'une reprise des Ramones, ainsi que de trois compositions du nouvel album. Les musiciens étaient motivés et regorgeaient d'un enthousiasme qu'ils ne se sont pas privés de partager avec nous. Ainsi ce fut plutôt dans la bonne humeur que l'on a pu accueillir les nouveaux titres, dont le rendu en live est positif. Et pour les avoir vus quelques semaines auparavant au Hellfest, cette prestation était de loin bien meilleure. Après quelques bières de rafraîchissement, de retour sous le soleil pour Five Finger Death Punch. Malgré un nom sonnant hardcore au menu, les compositions sonnaient plutôt comme un hard rock frais et groovy. Certes, cela ne casse pas trois pattes à un canard, mais cela n'empêche pas d'avoir une prestation plutôt bonne et rythmée, et laissant généralement une bonne impression. Je fus tout de même assez étonnée de constater que ce dernier cumulait autant de fans, mais restant majoritairement assez jeunes. Place au groupe de Vinnie Paul : Hellyeah!. Voilà déjà sept ans que ce groupe fait son petit bonhomme de chemin. Ayant eu un souvenir quelque peu amer du dernier show auquel j'ai assisté il y a quelque temps, il me tardait de les revoir sur scène après un dernier album nettement plus axé sur un son groove à la Pantera. Chad Gray et sa bande nous offrent un très bon show avec beaucoup de punch à revendre. Il est toujours agréable de voir que les dernières compositions font leur petit effet en live, parfois revenir aux valeurs sûres peut avoir du bon. Cela dit, malgré les points positifs, il manque toujours le petit truc pour que le combo se démarque et fasse vraiment mouche. Et c'est parti pour un peu de hard rock old school avec Black Star Riders. Comme pour Thin Lizzy, force sera de constater que le groupe ne joue pas sur une scène principale mais sous une des tentes du W.O.A. Les bad boys irlandais nous montrent qu'ils en ont, des guitares ! Trois guitares électriques qui réalisent la prouesse d'être complémentaires et non redondantes tout en étant toutes audibles individuellement. Après le début explosif sur un morceau de Thin Lizzy, le groupe nous fait découvrir trois de leurs compositions récentes de bonne qualité ! Il s'ensuivra une fin de concert avec un ton plus folk et caractéristique des morceaux de Thin Lizzy, qui seront joués. Le final sur leur titre phare ‘The Boys Are Back In Town’ est dantesque. Yeah girls, get tour knickers down ! Alors que la foule s'accumulait devant la mainstage pour Motörhead, j'ai sciemment fui cette dernière pour assister à l'un des moments les plus forts de la journée. Ce que j'aime particulièrement chez Carcass, c'est l'indéniable charisme et humour du chanteur ; certes piquant et thrash mais terriblement fun (surtout si on le prend au dixième degré). Sur scène, le groupe est tout simplement déchaîné, laissant rugir les guitares avec une agressivité extrême. Si nous nous montrons insensibles à la finesse des paroles (oui parfois, il peut être utile de ne pas comprendre l'anglais), en revanche il est assez dur de ne pas l'être face aux prouesses techniques incontestables délivrées sur scène. C'est une leçon magistrale et de qualité en matière de death. Nous sommes totalement convaincus et conquis par les british. Slayer, c'est Slayer ! Et il est toujours délicat de les juger, car il n'y a pas à dire c'est toujours jouissif de les voir sur scène. C'est le genre de groupe à qui on peut tout pardonner, ou presque ! Si je devais choisir un mot pour les décrire, ça serait : royal ! Bien que le son fût assez crade dans l'ensemble, et une basse beaucoup trop mise en avant, on ne peut que rentrer dans le set et hurler les titres à tue-tête jusqu'à s'en briser les cordes vocales. Pas le temps de reprendre son souffle, Slayer déroule les tubes à un rythme très soutenu. Que dire de plus, bien entendu on pouvait admirer Kerry et son look toujours aussi thrashement classy. Et, cerise sur le gâteau, un sourire d'Araya ! Côté public c'était simplement un joyeux bordel ! Yaaaaaaaaaaa ! C'est comme à la messe ou presque... Disons plutôt une messe démoniaque. Il est l'heure pour Kim Bendix de sonner les cloches. Le king, comme à son habitude, nous fait part de ses exercices de style lyriques. Que cela déplaise à certains reste compréhensif, King Diamond reste bien trop spécial pour faire l'unanimité. Malgré un décor sombre et une mise en scène malsaine, dérangeante et pourtant captivante, on assiste à un concert plat. Bien que cela soit impeccablement interprété côté instruments, les vocalises ne sont pas toujours à la hauteur. De plus les longs moments de blanc entre les chansons finissent de tuer le set. En somme, voilà un concert bien loin de l'effet escompté. On finit cette journée par WASP, dont la bonne surprise fût le choix de la setlist : principalement orientée sur les titres de leur première galette éponyme (qui soit dit en passant reste de loin ma préférée). Pour ceux qui se poseraient la question, non, Blackie n'a quand même pas daigné rejouer ‘Animal’, il y a certains principes auxquels apparemment on ne déroge pas. Sur scène, l'ambiance est mitigée, en effet on ne semble pas déceler une réelle motivation de l'artiste (d'un autre côté venant de sa part, ce n'est pas très étonnant), et d'autre part, on ne compte plus le nombre de pains et boulettes dans le chant... Dommage, on aurait pu s'attendre à beaucoup mieux ! Et le final de cette journée sera sur le classique ‘Blind In Texas’ !

Samedi 2 août
Et nous voilà déjà au dernier jour. Le temps file résolument trop vite en festival ! La journée commence par un dur choix entre celui d'Arch Enemy, qu'on a déjà vu cinquante fois mais avec la nouvelle chanteuse, ou celui de Prong, déjà plus rare mais avec une belle montée en puissance depuis sa reformation. La chaleur et la flemme remportent le duel, je m'arrête donc devant Arch Enemy. Il était vrai que ces derniers temps le groupe s’essoufflait à vue d’œil, et heureusement que ce switch de chanteuses arriva à point nommé, donnant réellement un coup de boost à l'ensemble. On manquait d'air et on tournait en rond, Alissa s'est chargée de faire tourner le vent et qui plus est en sa faveur. La charmante québécoise sait s'imposer sur scène. Certes de par son look sexy et décomplexé, mais aussi de par son chant puissant et sa présence scénique. C'est donc devant un Wacken blindé qu'elle vient redorer le blason et donner une bouffée d'air frais à ce groupe si fétiche des Allemands. Comme d'habitude, côté instrumental on assure et on reste sur de bons classiques. On notera aussi la présence de nouveaux titres tirés du dernier album. Bien qu'il soit controversé, notamment par les puristes, en live le résultat est assez honorable. Un classique du thrash allemand : Sodom. Pour cette année, ils ont décidé de faire un retour aux sources, avec un set basé principalement sur les premiers opus. Ce qui en soit est tout à leur honneur. Du bon vieux thrash old school bien gras, doublé d'un son crade, on se serait presque cru dans une machine à remonter le temps ! Que dire, hormis égal à eux-mêmes, un groupe rôdé et bien que sans surprise, un plaisir à l'écoute pour les auditeurs ! Le public cependant reste bien calme. (On mettra aussi ça sur le compte de la chaleur qui n'aidait pas vraiment à bouger.) On retrouve Behemoth, devenu un classique incontournable des festivals européens depuis ces dernières années. Le show est huilé et rodé aux petits oignons. Mais le problème de ce genre de concerts, lorsque c'est trop calculé, c'est que c'est aussi sensiblement toujours le même genre de gigs sur une tournée. La machine se met en marche et déroule son set. Bien que ce dernier ne fût pas des plus sensationnels non plus, la saveur est conservée, les titres fusent et les fans semblent comblés. Alors que demander de plus ? Je ne félicite vraiment pas l'organisation de Wacken pour cette faute de goût inexcusable : faire jouer Emperor en pleine journée ! Non, sérieusement, mais vous avez vu ça où ?!? On pouvait pratiquement réintituler la tournée ‘In The Dayside Eclipse’... Je ne suis pas d'accord, un groupe aussi mythique, et qui plus est de black, ça se joue pendant la nuit. Bref, après ce petit coup de gueule, revenons à nos Norvégiens. De les voir jouer l'intégralité de ‘In The Nightside Eclipse’ est juste orgasmique. Certes pas peinturlurés et Ihsahn aux allures de papy avec ses lunettes, ça ne fait peut-être pas très black metal spirit, mais cela n'empêche guère de garder tous les agréments de ce cultissime groupe. Impressionnant, monstrueux, incontestable, techniquement et vocalement. On se rapproche tout simplement de la perfection ! Le seul point noir fut le public, je m'attendais à beaucoup plus de monde, mais cela ressemblait plus à des élitistes rassemblés devant leur maître ! On regrettera également ce concert en pleine journée, faisant tomber à plat le splendide jeu de son et lumière. Ce concert pour ma part est indubitablement le meilleur de cette édition. Le site n'est pas simplement bondé mais surbondé. La fosse trépigne d'impatience pour l'entrée en scène d'Amon Amarth. C'est donc sur la pointe des pieds que j'ai vaguement entraperçu le décor avec les proues de bateaux sur scène. Et c'est parti pour un peu plus d'une heure de folie. Les chouchous des Allemands sont clairement au summum de leur succès. Et pourtant le choix de la setlist n'est pas des plus judicieux, (manque des titres phares, rajout de titres dispensables) mais cela ne semble pas ébranler la foi de nos amis germaniques. Quant au son, il était étrangement relativement très bon quel que soit l'endroit où on se trouvait, et la prestation n'était, elle non plus, pas à remettre en cause. On assiste alors à une débandade hystérique aussi bien sur scène que dans le public. En vingt-cinq ans, ils n'avaient encore jamais joué au Wacken, Sir Mustaine et sa bande nous font enfin honneur de leur présence. Après une introduction complètement ratée, le son s'étant coupé subitement pendant le lancement de la vidéo (à croire qu'ils avaient embauché un stagiaire ingé son pour l'été), Megadeth fait timidement son entrée sur scène. Après un début quelque peu fastidieux, la bande rentre enfin dans le set, et les tubes s'enchaînent à tire-larigot. Bien qu'après Amon Amarth le site se soit plus ou moins vidé, il fut fort heureux de constater que les premiers rangs de la fosse furent exaltés, montrant fièrement qu'ils connaissaient les titres par cœur. L'excellente surprise du set fut ‘Tornado Of Souls’ qui était délaissée depuis un bon moment déjà (excepté pour la tournée anniversaire de RIP). Pour ma part, je terminerai cette édition avec un autre grand classique du thrash allemand : Kreator. Je m'attendais à voir beaucoup plus de monde que ça, mais apparemment certains ont préféré mettre les voiles avant les redoutables embouteillages du dimanche matin ! Comme d'habitude le show est sur mesure, chacun connaît son rôle à la perfection, et bien entendu c'est sans compter également sur l'ardeur de Mille, qui motive les festivaliers. On commence par l'intro du dernier album suivi de ‘Phantom Antichrist’. Juste parfait pour commencer le set enflammé au cours duquel s'ensuit une foule de tubes. Sur scène, les zicos sont en feu et débordent d'énergie, le public reste plus modéré mais heureusement, une partie de la fosse vient remédier à ça et hurle les chansons avec le peu de voix qu'il nous restait après trois jours à s'égosiller.

Dimanche 3 août
6h du matin, malgré la fatigue, on se motive, on plie bagage et on se donne rendez-vous l'année prochaine pour une nouvelle édition ! [Anne-Sophie]

Commenter cet article

mis en ligne le : 06.11.14 par Mikamika

LIVE REPORT - MASTODON | Fri-Son, Fribourg - 10.06.2014

MASTODON | Fri-Son, Fribourg
10.06.2014

Si le Fri-Son, avec cette dernière date de la saison, n’a pas réussi à faire sold-out lors de la venue de Mastodon, la prestation de nos rockers d’Atlanta n’en a pas du tout souffert. Résultat : plus d’une heure de show, de solos et de tubes ! Ils sont bel et bien les maîtres de ce style qui s’offre de nos jours un second souffle. Peut-être plus poussés et plus complexes, il faut, si je peux me permettre, une certaine expérience musicale pour profiter pleinement de leurs concerts. En effet, derrière les riffs accrocheurs, se cache une complexité qui ne manque pas de me surprendre à chaque fois. Après avoir emballé la salle avec plusieurs titres du fameux ‘Crack The Sky’, Mastodon a tenté quelques nouveaux titres tirés du dernier ‘Once More 'Round The Sun’. Initiative un peu risquée peut-être car le public n’a pas eu beaucoup de temps pour s’en imprégner et on pouvait bien sentir la différence d’ambiance entre ‘High Road’, un peu trop frais, et le tant attendu ‘Oblivion’. Toutefois, il ne leur reste plus grand-chose à prouver car ils sont indéniablement doués pour mélanger grunge, heavy et conserver ce son stoner, et cela tout en s’offrant le luxe de longs soli qui ne sont absolument pas de trop vu leur qualité. Un concert que j’ai pleinement apprécié et à en juger par la salle scotchée sur place, Mastodon avait ce soir rendez-vous avec de vrais fans. Vivement que ‘Once More 'Round The Sun’ roule sa bosse car en live c’est un régal ! [Maud.R]

Commenter cet article

mis en ligne le : 06.11.14 par Mikamika

LIVE REPORT - LIMP BIZKIT, CARDIAC | Les Docks, Lausanne - 01.07.2014

LIMP BIZKIT, CARDIAC | Les Docks, Lausanne
01.07.2014

On s’est déplacé aux Docks pour savoir si Limp Bizkit méritent leur réputation de ‘vendus’, eh bien je peux vous assurer que non, compte tenu du fait qu’ils ont absolument tout donné ce soir. En première partie nous sommes contents de voir que les Genevois de Cardiac ont pu décrocher le sésame pour la place tant convoitée de warm-up band. C’est toujours sympa de voir une salle mettre en avant la scène nationale. Limp Bizkit ont commencé avec un tout nouveau titre, ‘The Channel’, il passait moyen mais dès les premières notes de ‘Counterfeit’ c’était parti ! Très connus pour leurs prouesses techniques, j’ai eu un peu de mal à reconnaître certains des titres, malgré ma présence dans les premiers rangs, le son était peut-être un peu plus fort que d’habitude en Suisse, mais ‘Rollin’, ‘Hot Dog’, ‘My Generation’ et ‘Nookie’ étaient sur la setlist, sans oublier ‘Break Stuff’ en rappel. Je regrette un peu l’absence de ‘Faith’, mais bon, il faut bien que je râle un peu non ? Et j’aimerais vous raconter une petite anecdote, un certain musicien de Cardiac, qui se reconnaîtra, discutait avec nous à la fin du concert dehors. Il est allé ensuite récupérer son instrument et la sécurité lui a sauté dessus et demandé de rendre l’instrument. Nous avons dû expliquer gentiment qu’il faisait partie du premier groupe et que c’était son instrument. Au moins on sait que personne ne peut rien voler. Mais nous allons tout de même garder ce souvenir à chaque fois que nous penserons à Limp Bizkit au Docks, eh oui, nous on raconte tout. [Suzy]

Commenter cet article

mis en ligne le : 06.11.14 par Mikamika

LIVE REPORT - KANSAS | Z7, Pratteln - 03.08.2014

KANSAS | Z7, Pratteln
03.08.2014

Quarante ans ! Voilà déjà quarante ans que les musiciens de Kansas sont sur les routes pour faire partager leur incroyable hard rock progressif à travers le monde. Une tournée également en forme d’adieu pour Steve Walsh (synthé, chant) qui a annoncé son départ tout récemment et sera remplacé par Ronnie Platt. Avec un public d’une moyenne d’âge de cinquante ans, c’est bien la première fois depuis un moment que je me sens aussi jeune à un concert. À vingt et une heures pile, les lumières s’éteignent et les musiciens entrent en scène en commençant par un instrumental (‘Mysteries & Mayhem’) qui part très vite sur l’incroyable ‘The Wall’. Walsh, totalement incroyable, chante comme un dieu et c’est avec tristesse qu’on songe qu’il ne sera bientôt plus présent. Surtout lors de l’interprétation du magnifique ‘Dust In The Wind’, chanson phare du groupe qui ferait pleurer un djihadiste de l’EIIL. Billy Greer (guitare) et David Ragsdale (violon) assurent les chœurs tandis que le seul rescapé de la formation originale, Phil Ehart (batterie), nous offre un jeu à la fois technique et rempli de feeling. Le set sera quasi uniquement axé sur les seventies avec les incontournables ‘Cheyenne Anthem’, ‘Song For America’, ‘Icarus’, ‘Borne On Wings Of Steel’, ‘Point Of Know Return’ et ‘Miracles Out Of Nowhere. Deux petites digressions postseventies tout de même avec ‘Hold On’ et ‘Fight Fire With Fire’ joués en rappel juste avant l’incontournable hit ‘Carry On My Wayward Son’ qui clôturera une soirée magnifique. Une claque dans la gueule avec des musiciens qui malgré leurs soixante ans passés envoient une énergie que peu de jeunots peuvent se targuer d’égaler ! [PsiloSyn]

Commenter cet article

mis en ligne le : 06.11.14 par Mikamika

LIVE REPORT - DEVIN TOWNSEND, SHINING | Les Docks, Lausanne - 12.08.2014

DEVIN TOWNSEND PROJECT, SHINING | Les Docks, Lausanne
12.08.2014

Enfin de retour en Suisse romande ! Après le mythique concert donné à l’Usine en 2003 avec Strapping Young Lad et The Devin Townsend Band, le savant fou du metal a choisi cette fois-ci les Docks comme point de chute. Une soirée qui s’annonçait sous les meilleurs auspices avec en première partie les fous furieux de Shining (les Norvégiens, pas les Suédois) et leur brutal free-jazz. Une première partie qui a eu le mérite de mettre de l’ambiance, même si leur musique est un peu trop déstructurée à mon goût. Après une petite présentation de vidéos débiles par Ziltoid (l’extraterrestre amateur de café, héros d’un des albums du groupe), les musiciens entrent en scène sur l’incroyable ‘Seventh Wave’ tiré du non moins incroyable album ‘Ocean Machine’ qui reste l’un des albums cultes du Canadien fou. Malheureusement, le son n’est pas au top avec une voix sous-mixée par rapport au reste qui sonne un peu brouillon, les arrangements souvent noyés par une batterie qui, si elle a le mérite d’envoyer du bois, est largement trop forte. Heureusement, les blagues et la bonne humeur du maître nous font vite oublier ce petit défaut. Au total, huit albums seront visités sur les douze que comprend sa discographie (sans compter les SYL) avec, pour ne citer que les meilleurs moments, le puissant ‘By Your Command’ tiré de Ziltoid, le long ‘Planet Of The Apes’, la planante ‘Deadhead’ du très sous-estimé ‘Accelerated Evolution’ et enfin le complètement barré ‘Bad Devil’, unique rappel de la soirée. Un excellent concert mais qu’on aurait aimé un peu plus long en regard du déjà culte DVD ‘Retinal Circus’ d’une durée de presque deux heures trente… [PsiloSyn]

Commenter cet article

mis en ligne le : 06.11.14 par Mikamika

- 1 - 2 - 3 - Fin

TRANSIT MAGAZINE
Design & Webmonstering by Pat.O
Contact: info@transitmag.ch