TRANSIT MAGAZINE - Swiss Metal Magazine

CONCOURS TRANSIT

EPICA, DRAGONFORCE
Salle des fêtes de Thônex
30.01.2015


CROWBAR
RKC, Vevey
20.02.2015


BLACK LABEL SOCIETY
Les Docks, Lausanne
15.03.2015


ENSIFERUM
Les Docks, Lausanne
19.03.2015


MOONSPELL, SEPTIC FLESH
RKC, Vevey
21.03.2015


Pour plus d'infos : http://www.transitmag.ch/index.php?Article=6028[/b]

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mis en ligne le : 16.05.10 par indy

CD - FIREWIND | Days Of Defiance (2010)

FIREWIND | Days Of Defiance
Century Media Records



Ce groupe grec a fait son bonhomme de chemin depuis 1998, date de sa formation. Il s'est tout d'abord créé aux États-Unis autour du talentueux guitariste Gus G, qui deviendra aussi six-cordiste chez Dream Evil une année plus tard. Après de nombreux changements de line-up, cinq albums studio de bonne facture et un live, c'est aujourd'hui des musiciens au quatre cinquième grec qui composent ce groupe, avec toujours comme pièce maîtresse mister Gus G. Il faut dire que les derniers mois ont été assez extraordinaires pour ce band qui n'avait jamais autant fait parler de lui durant toute sa carrière. Il y a d'abord Gus G qui s'est fait enrôler chez ni plus ni moins qu’Ozzy Osbourne et qui apparaît sur son dernier album, 'Scream'. Il y a ensuite le chanteur Apollo Papathanasio qui est aussi l'auteur d'un coup fumeux avec son engagement chez les stoner de Spiritual Beggars et qui pousse la chansonnette sur le dernier 'Return To Zero'. Enfin, le claviériste Bob Katsionis est depuis peu membre de Revolution Renaissance, le groupe de Timo Tolkki. Pas mal pour un seul groupe ! Pour ce sixième album, il faut mentionner l'arrivée du batteur Michael Ehré (Metalium) qui remplace Mark Cross. Et la recette éprouvée sur les précédents albums n'est pas remise en cause avec ce 'Days Of Defiance' qui fait honneur à la bonne réputation du groupe. Musicalement, on navigue en eaux claires aux côtés de flottilles allemandes (Helloween, Gamma Ray), scandinaves (Olympos Mons, Narnia) et sud-américaines (Angra). Des titres comme 'Heading For The Dawn' et 'Embrace The Sun' ont tout pour ravir les aficionados du genre et peut-être même un plus large public, tant ils allient virtuosités techniques, mélodies envoûtantes et rythmiques d'enfer. Ça frise l'indécence tellement c'est parfait ! L'album dans son entier est une réussite. 'Days Of Defiance' est certainement le meilleur album du groupe. Ce dernier semble avoir atteint sa maturité artistique, grâce peut-être, voire sûrement, à ces expériences extraconjugales. À ne manquer sous aucun prétexte ! [Etendhard]
www.firewind.gr

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mis en ligne le : 01.04.11 par levlic

CD - FETID ZOMBIE | Vomiting In The Baptismal Pool (2010)

FETID ZOMBIE | Vomiting In The Baptismal Pool
Bloodline Production



Cette jeune formation de death / grind américaine est l’œuvre d’un seul musicien, qui s’entoure d’énormément de guests en studio. Il s’agit de Mark Riddick, ancien membre d’Excrescent, groupe dans lequel il évoluait avec son frère. Fetid Zombie est un projet qui a débuté en 2007, avec une volonté farouche de rester underground, les influences sont vraiment variées, de Brutal Truth à Grave, en passant par de nombreux autres groupes de la scène death et grindcore. Ce disque est un parfait mélange de ce qui se fait de mieux dans cette scène extrême, ça blaste bien avec des passages mid-tempo bien amenés, le tout soutenu par de solides riffs de guitares et une colonne vertébrale basse / batterie des plus carrées et percutantes !!! Le but recherché n’est pas le blast à tout-va, mais plutôt de surprendre en breaks bien placés et en changements de tempo fréquents, distillant un style qui reste brutal à souhait ! De l’énergie utilisée à bon escient, pour notre plus grand plaisir, on ne se lasse pas de l’écouter, fait rare dans le genre pratiqué !!! Stay true, stay brutal !!! [Blastlambioul]
www.myspace.com/fetidzombie

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mis en ligne le : 01.04.11 par levlic

CD - FALKENBACH | Tiurida (2011)

FALKENBACH | Tiurida
Napalm Records

Un roi surgi du passé terrassera les usurpateurs. Cette réalité aux allures de légende est celle de Falkenbach. Muet depuis six ans, le projet de Vratyas Vakyas a repris les armes. Tout comme ‘Ok Nefnar Tysvar Ty’, ‘Tiurida’ s’ouvre au son d’une corne de brume. Le voyage, la reconquête peuvent commencer. Les ingrédients sont les mêmes que ceux utilisés par tant de formations : chant clair, grognements de corbeaux, guitares saturées et riffs acoustiques… Et pourtant, dans chacune de ses œuvres, le combo germanique parvient à insuffler cette âme unique. On sent presque les embruns frapper notre visage à l’écoute de ce ‘…Where His Ravens Fly…’ aux allures d’hymne viking qui séduira les fans de Týr. Plus sombre se révèle ‘Time Between Dog And Wolf’, parsemé de screams black et de leads inspirés. Épique, voire presque sautillant, l’instrumental ‘Tanfana’ renvoie au premier essai du groupe, ‘…En Their Medh Riki Fara…’. Les ambiances sont variées mais l’identité de Falkenbach n’en est pas moins forte, presque monolithique. Alors que les deux précédentes réalisations du groupe reposaient essentiellement sur les mélodies vocales, ce cinquième album accorde davantage d’espace à la richesse instrumentale. Plus qu’une réussite, cet album est une vraie déclaration de guerre, à l’heure où le pagan metal semble bien en peine de se réinventer. [Dave]
www.falkenbach.de

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mis en ligne le : 01.04.11 par levlic

CD - EVANGELIVM | Nightside Of Eden (2010)

EVANGELIVM | Nightside Of Eden
Hammer Of Hate



Evangelivm, aussi obscur par sa musique que par la difficulté à rassembler quelques informations à son propos, envenime le monde de son premier album. N’affichant que peu de spécificités, artistiquement parlant, ‘Nightside Of Eden’ possède pourtant une particularité dans le sens où il constitue la première réalisation d’un groupe non finlandais sur le label Hammer Of Hate. Du point de vue contenu, le black metal des deux inconnus composant Evangelivm se veut froid, posé mais crasseux. ‘Nightside Of Eden’, arborant une instrumentation plutôt conventionnelle sans être mauvaise, joue principalement sur les atmosphères et laisse la sensibilité de l’auditeur voguer sur ses mélodies macabres qui, au final, se révèlent assez efficaces. Originaires des régions froides de Russie, les deux protagonistes mystérieux d’Evangelivm signent avec ce ‘Nightside Of Eden’, une entrée en matière plutôt correcte dans laquelle il faut définitivement se laisser immerger pour profiter pleinement de ce qu’elle a à proposer. [Arnaud]

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mis en ligne le : 01.04.11 par levlic

NEWS - 31.03.2011 : NORTHER - Post album teaser

Le nouvel album des Finlandais, 'Circle Regenerated', sortira le 15 avril.
En attendant, voici un teaser :
www.rootmusic.com/s/norther

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mis en ligne le : 31.03.11 par Naryelle

NEWS - 31.03.2011 : METAL BLADE RECORDS - Upcoming release dates

Petite mise-à-jour sur les sorties à venir :

28.03.11 AMON AMARTH - 'Surtur Rising' (ltd. CD/DVD Digibook; CD/DVD Digibook w/action figure; jewelcase CD, 2-Gatefold-LP)
11.04.11 BELIEVER - 'Transhuman' (CD)
11.04.11 BETWEEN THE BURIED AND ME - 'The Parallax: Hypersleep Dialogues' (CD)
11.04.11 PENTAGRAM - 'Last Rites' (CD/LP)
26.04.11 PRIMORDIAL - 'Redemption At The Puritan's Hand' (CD/CD+DVD/2-LP)
26.04.11 VOMITORY - 'Opus Mortis VIII' (ltd. Digi CD w/4 bonustr.)
09.05.11 HATE ETERNAL - 'Phoenix Amongst The Ashes' (CD/LP)
09.05.11 PORTRAIT - 'Crimen Laesae Majestatis Divinae' (CD/LP)
23.05.11 IN SOLITUDE - 'The World.The Flesh.The Devil' (CD/LP)
23.05.11 IPSISSIMUS - 'The Way Of Descent' (CD)

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mis en ligne le : 31.03.11 par Naryelle

NEWS - 31.03.2011 : BORKNAGAR - New label

Après l'annonce de la vanue de In Flames chez Century Media, voici venu le tour des Norvégiens de Borknagar de rejoindre le label allemand !
Un contrat de 3 albums a été signé, dont le nouveau à paraître en début 2012.
Ils ont déjà effectué 6 albums sur Century Media entre 1997 et 2006.

www.myspace.com/borknagar

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mis en ligne le : 31.03.11 par Naryelle

NEWS - 31.03.2011 : ARCH ENEMY - Showcase documentary

Une toute nouvelle vidéo, tournée le 14 mars devant 150 fans, pour promouvoir leur nouvel album 'Khaos Legions' :



Source : www.youtube.com/watch?v=jPg9fdxhg3U

À ne pas rater au Metalfest Open Air le 27 mai au Z7 de Pratteln !

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mis en ligne le : 31.03.11 par Naryelle

INTERVIEW - The Ocean (2010)

The Ocean a enregistré quelques pistes de leur dernier album ‘Anthropocentric’ au Studio Mécanique, à La Chaux-de-Fonds. Pendant son mixage en août, le groupe a entrouvert la porte afin qu’une petite oreille vienne s’y glisser et entende une esquisse de l’album, encore à l’état brut, et assiste à une petite partie de son élaboration.



En poussant la porte d’un vieil immeuble industriel, on ne s’imagine pas tout ce qu’on peut y découvrir. Nous sommes dans les hauteurs de La Chaux-de-Fonds, dans le canton de Neuchâtel. Derrière cette porte, après quelques volées de marches, se trouve le Studio Mécanique. Peint en orange, le studio est accueillant et baigné de la lumière du jour. Des tas d’amplis, d’ordinateurs et autres matériels audio remplissent la pièce. Les néophytes auront envie de jouer avec les boutons, mais n’en feront rien, l’ambiance est studieuse. Robin Staps, guitariste et fondateur de The Ocean, et Julien Fehlmann, un des ingénieurs qui dirige les lieux, sont en plein processus de mixage de l’album ‘Anthropocentric’, qui sortira en novembre.
Rien n’est fini et tout reste à faire. La plupart des pistes sont déjà enregistrées. C’est durant la prise de son que le morceau prend forme. Pour cette raison, il est important d’être très attentif au choix de l’instrument, du micro et de l’endroit où les compositions seront enregistrées. ‘Après cette étape, une phase de retouche des prises est souvent nécessaire’ indique Fabian Schild, un ingénieur du Studio Mécanique. Une fois que le morceau a été enregistré, le mixage à proprement parler peut commencer. ‘Le mixage consiste à créer un puzzle avec tous les éléments enregistrés. Il faut former les pièces pour que tout s'emboîte parfaitement’, renchérit Fabian Schild. C’est un travail de fourmi car chaque seconde enregistrée a besoin d’attention. Il faut désormais égaliser les pistes (ajouter plus de basses ou d’aigus) afin de les sculpter et faire en sorte que chaque instrument sonne au mieux, et ensemble. Ainsi que régler les problèmes de transition entre les prises, leur volume sonore, s’assurer que le rythme est continu, etc. Il faut former les deux pistes, gauche et droite (une pour chaque oreille), qui seront plus tard retravaillées lors du mastering. Bref, c’est une étape cruciale durant laquelle la musique prend forme. C’est à ce moment-là qu’elle devient un tout, une unité. Il faut préciser que le metal n’est pas la musique la plus aisée à mixer. C'est un style extrêmement produit. Beaucoup de travail est à faire sur le son des prises, qu’on enregistre dans cette optique. Par exemple, la guitare avec distorsion a un spectre très large et il faut des doigts de fées comme ceux de Julien Fehlmann pour que tous ces éléments forment un tout et que la magie opère.
À La Chaux-de-Fonds, le mixage durera une quinzaine de jours, avec en plus quelques prises additionnelles. Le temps est compté, mais apparemment, être isolé dans les montagnes neuchâteloises aide à se concentrer. ‘C’est comme un repaire d’ermite, confie Robin Staps, il n’y a pas trop de distractions qui m’empêchent de travailler.’ Entre les festivals de l’été et une tournée avec Dillinger Escape Plan, puis avec Anathema, l’album doit être terminé. Pourtant pendant la pause de midi de l’ingénieur du son, Robin Staps a quand même pris le temps d’appuyer sur ‘play’ pour me faire écouter quelques pistes sur lesquelles ils sont en train de travailler.
‘Anthropocentric’ est dans la continuité de son prédécesseur ‘Heliocentric’. Ils se reflètent, et se répondent. Ils forment un diptyque, tant du point de vue de leur concept, que de la musique. Selon Robin Staps, l’album sonne typiquement comme The Ocean ; une base épique, avec des éléments plus progressifs ; sombre et lumineuse, calme et puissante. On s’imagine volontiers immergé dans l’immensité de l’océan lorsqu’on l’écoute. Des voix claires et hurlées, des moments acoustiques ou saturés, instruments classiques ou batterie hyper carrée, le ressac va et vient entre vos oreilles. Un tableau vivant de la mer élaboré au milieu des montagnes.

www.studiomecanique.ch
www.theoceancollective.com
Diane

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mis en ligne le : 31.03.11 par Kelly

INTERVIEW - LUFF (2010)

Le festival du film de Locarno programmait cette année le dernier film de Bruce Labruce, 'L.A. Zombie', un porno avec des zombies gays aux ouvertures multiples avec dans le rôle principal un François Sagat avec une bite-dard qui pourrait être celle de Godzilla. Si un festival avec une réputation aussi prestigieuse que celle de Locarno projette un film dont le réalisateur est haï par la critique, est-ce que qu'un festival dit 'underground' arrive encore à avoir une programmation qui se tient en marge de celles des grandes institutions ? On est tenté de se poser la question, mais après quelques jours passés dans cette neuvième édition du Lausanne Underground Film And Music Festival, il n’y a plus de doute sur le fait que ce festival porte bien son nom.



Se déroulant en partie dans le casino de Lausanne, envahi pour l’occasion par des installations paranoïaques rappelant les écrans de TV de Nam June Paik, l’ambiance est dès le départ intrigante. Et lorsque l'on voit que Jörg Buttgereit est membre du Jury et a une rétrospective programmée, on sait que l’on ne va pas être déçu en matière de contre-culture. Le fameux réalisateur des 'Nekromantik', bien connu des réseaux undergrounds de l’interweb, tape dans les sujets repoussants, comme la nécrophilie, le serial killer et le suicide, le tout avec un humour macabre, indécelable par certains. Il se démarque toutefois du simple film gore gratuit grâce à des cadrages étudiés et arrive à dégager une vision froide, oppressante et pessimiste, ce qui lui vaut l’étiquette de réalisateur de 'films d'horreur d'art et d'essai'. Mais vouloir trop intellectualiser son art serait une erreur, parce que s'il est connu pour choquer, c'est qu'il le fait efficacement. Que ça soit dans les deux volets de 'Nekromantik' que je citais tout à l'heure ou des films (érotiques ?) pour nécrophiles, où l’on peut notamment comprendre comment éjaculer du sang. 'Schramm', peut-être moins connu, arrive à ne pas tomber dans le cliché du tueur surdoué et machiavélique du 'Silence Des Agneaux' en montrant un meurtrier esseulé vivant dans un appartement crasseux. En tant que Jury, Buttgereit dira de 'Trash Humpers' (prix du Jury) lors de la cérémonie de clôture : 'L'image est merdique et les gens disent que c'est de la merde. C'est donc le seul vrai film underground de la compétition'. 'Trash Humpers', littéralement 'baiseurs de poubelles', doit effectivement être le pire film du festival au sens académique : filmé sur des bandes VHS usées, le dernier Harmony Korine suit une bande de vieux punks plus dégueulasses les uns que les autres. Subversif jusque dans sa forme, à contre-courant, loin de la perfection que vise la HD, ce dernier film de l'auteur de 'Gummo' est radicalement obscène et n’est pas sans rappeler le style décadent des vidéos de Paul McCarthy. On est plongé dans un portrait de l'Amérique profonde, dans lequel le white trash fait à la fois rire et peur. On pourrait presque y voir une genèse de Jackass, sauf qu’ici la 3D est inutile pour comprendre le néant de la bêtise. Dans un autre registre, une partie du travail du réalisateur français Jean-Louis Van Belle était à découvrir dans cette édition. Véritable showman, Van Belle a débuté dans l’érotique (les fans de Jean Rollin adoreront), pour finir par faire des films étranges considérés par certains comme dada. Le site Nanarland ose, lui, la comparaison avec Ed Wood pour ‘Le Sadique Aux Dents Rouges’. Vouloir trancher entre les deux n’est pas spécialement intéressant, mais en revanche voir ‘Paris Interdit’ l’est fortement. Ce documentaire de 1969 sur des freaks de Paris propose toute une série de portraits plus improbables les uns que les autres, allant du fakir et sa troupe de groupies, aux leçons de strip-tease pour ménagère vivant en HLM qui a besoin d'un petit ‘boost’ à sa libido, en passant par des néo-nazis et leurs cultes absurdes, lors desquels ils brûlent des poupées et se dessinent de petites moustaches emblématiques. En marge des films atypiques et sanglants, le spécialiste du porno français des années septante, Christophe Bier, avait une carte blanche lors de laquelle il présenta plusieurs films mémorables de cette période. Ainsi, ‘Les Goulues’ permet de se rendre compte à quel point le genre a évolué : la narration avait presque autant de poids que les scènes d'action et on trouve dans le casting un hardeur papy de septante ans (une vision aujourd’hui bien plus effrayante qu’un François Sagat et sa bite-dard).

La sélection des courts-métrages était particulièrement bien fournie, répartie en trois catégories. Dans l'animation, le thème de la nourriture se retrouvait à travers plusieurs des sélections, dont ‘The Cow Who Wants To Be A Hamburger’ de Bill Plympton, dans un univers coloré et drôle, avec un trait simple et incroyablement efficace. ‘A Royal Nightmare’ d'Alex Budovsky, est aussi à mentionner, son esthétique sobre composée de silhouettes noires sur fond blanc est également amusante, avec un petit roi cherchant à garder sa place en haut de son château face à des attaques ennemies. Dans les courts de fiction, ‘You're The Stranger Here’ de Tom Geens sort clairement du lot, dans lequel on découvre une société totalitariste à la 1984, aux moeurs particulières. Un réalisateur à suivre, qui sait mettre en place un climat oppressant mais non sans oublier d’y inclure une certaine dose d’humour. Dans les films expérimentaux, pouvant être qualifié de non narratif, ‘Tusslemuscle’ de Steve Cossman propose un collage particulièrement intriguant, en reprenant des images de fleurs et en faisant un collage stroboscopique qui devient hallucinant comme certaines scènes d’Altered States. ‘M’ de Félix Dufour-Laperrière a une esthétique sobre et intrigante, avec des surimpressions de croquis formant des architectures en mouvement, comme des cellules qui se dupliquent. ‘Dromosphere’ de Thorsten Fleisch a une image également étonnante, avec un dispositif transformant à travers l'oeil de la caméra un modèle réduit de voiture en traînées de couleurs. Le film sûrement le plus médiatisé du festival, 'Rubber', de Quentin Dupieux (plus connu sous le nom de Mr. Oizo), rappelle les films des Monty Python, avec une histoire complètement absurde et pleine de non-sens, qui met en scène un pneu aux pouvoirs télépathiques meurtriers. Si ce pitch est des plus prometteurs, le film manque malheureusement de substance pour être totalement réussi et use jusqu’à la corde les idées qui le composent. Il ne surpasse donc pas ‘Steak’, du même auteur, qui contenait bien plus de matière et d’idées loufoques.

Quant à la musique au LUFF, on la retrouve au cœur de certains films comme ‘We Don't Care About Music Anyway’. Ce film de Cédric Dupire et Gaspard Kuentz se penche sur le noise et les musiques expérimentales de Tokyo, en les mettant en relation avec l'environnement urbain dans lequel vivent les artistes, parmi lesquels Yamakawa Fuyuki, L?K?O et Takehisa Ken. Si certaines comparaisons semblent par moments anecdotiques, ce film faisant penser à un long clip entrecoupé de discussions, est sans aucun doute à voir par tous les fans de sons dissonants. Le punk radical du Detroit des années nonante était également à l'honneur avec des courts-métrages réalisés par des membres du groupe Destroy All Monsters, qui archivent avec leurs films une scène alternative qui a vu émerger des groupes tels que les MC5, dont la disparition dans l'incendie d'un motel reste encore mystérieuse, entre pluie de météorites et complot extra-terrestro-chrétien. La vérité est de toute façon ailleurs. En dehors des salles de cinéma de Lausanne, la galerie 1m3 présentait d’ailleurs une rétrospective d’affiches des Destroy All Monsters. L’occasion de replonger dans le psychédélisme des années septante et des créatures du cinéma bis de la même période et d'avant, avec en prime une sculpture d’un blob nourrit aux peluches. Les quelques morceaux qu'ils joueront lors du vernissage nous renverront aussi entièrement dans l'ambiance de ces années, avec une sorte de punk psyché, faisant penser aux Sonic Youth en moins arty, mais en plus scato. Dans un genre plus électronique et actuel, la soirée du samedi était à faire. En ouverture de cette soirée, Oneohtrix Point Never jouant majoritairement des compositions de son magnifique dernier album 'Returnal', dont l’atout majeur est de faire de la musique expérimentale sans pour autant rejeter les mélodies, fabriquant ainsi des sonorités qui sont à la limite du bruit et de la musique. Fennesz, également signé chez le label Editions Mego, utilise le même genre de compositions et ressemble à du Boards Of Canada mélangé à des fréquences parasites, instaurant une ambiance quasi-onirique dans la salle. Pour terminer en beauté, Nicolas Chevreux, boss du label Ad Noiseam, mixa les dernières sorties dubstep lourdes comme on les aime, parmi lesquelles se côtoyaient Niveau Zero et Matta. Le lendemain soir, en clôture, Bruce Gilbert (membre de Wire) fit sonner les dernières notes du festival avec un live hypnotisant composé de fréquences sous tension les unes avec les autres. Une fin abrupte, qui donne envie de revenir l’année prochaine pour une dixième édition encore plus folle.

www.luff.ch

Muzzo

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mis en ligne le : 30.03.11 par Kelly

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