INTERVIEW - Arcas (2010)

Arcas, groupe lyonnais créé en 2006 a choisi un style original : le metal folk progressif purement instrumental. Kevin, cofondateur et bassiste, a accepté de sortir de l’ombre pour nous en dire un peu plus sur la trajectoire du groupe et ses aspirations.



- Pour tous ceux qui ne vous connaissent pas encore, pouvez-vous résumer la naissance du groupe et son évolution à ce jour ?

Pour faire simple, Arcas fut fondé par Sacha et moi-même, il y a maintenant trois ans. Alors que nous commencions tous les deux à pratiquer nos instruments respectifs (guitare et basse), nous avons commencé rapidement à composer. Un premier EP de six titres nommé ‘The Golden Age’ a vu le jour pendant l’été 2007, dans un style heavy / speed metal. Cette première expérience nous encouragea à poursuivre nos efforts sur un projet plus ambitieux qui se concrétisa un an plus tard avec la sortie de notre premier album, autoproduit, de douze titres ‘A New Dawn’, dans un style plus progressif, épique et surtout instrumental. De là, quatre musiciens nous ont rejoints pour compléter et boucler le line-up avec lequel nous nous produisons actuellement sur scène.

- Pouvez-vous nous présenter votre musique et quelles en sont vos inspirations ?

Le style vers lequel nous nous sommes tournés est particulier, car nous n’avons pas de chant. Nos morceaux ont des structures qui se rapprochent du metal progressif, mais uniquement instrumental, ce qui nous permet d’aller plus loin dans nos compositions pour transmettre un maximum d’émotions, grâce notamment aux nombreuses mélodies jouées par différents instruments. Nos inspirations sont multiples, alliant tous les styles de metal à la musique classique, ainsi que les musiques traditionnelles et celtiques.

- Le choix de n’avoir que de l’instrumental était-il délibéré ?

Oui, bien sûr ! Nous avons décidé d’écarter les vocaux pour plusieurs raisons. Outre le fait qu’aucun de nous n’est chanteur, il est très difficile de trouver un bon frontman de metal en ce bas monde… Une partie vocale et des paroles limitent la perception des auditeurs à ce que les textes racontent. Avec Sacha, nous avons voulu créer une musique qui soit seule à nous parler, à nous transmettre des émotions et nous faire rêver. Chacun est alors libre d’imaginer et d’avoir sa propre projection de ce qu’il ressent en écoutant notre musique.

- Quelle est la genèse de l’album ‘A New Dawn’ ?

Nous avons composé l’album à deux, dans son intégralité, tout comme nous l’avons ensuite enregistré en home-studio. Nous nous accordons tout d’abord sur une structure et les émotions qu’on aimerait y faire passer. Après cette mise en place, nous cherchons des idées de mélodies et de rythmes pour construire notre morceau. Nous utilisons beaucoup le feeling et l’instinct, car rien n’est prévu à l’avance. Si on partait, par exemple, sur une même idée de base à six mois d’intervalle, les résultats seraient sûrement très différents, parce que nous n’avons et ne voulons pas avoir de schémas de composition prédéfinis… C’est ce qui fait la beauté de la chose, nous devenons imprévisibles dans nos créations musicales !

- Comment mesurez-vous aujourd’hui le succès de cet album ?

Il est vrai que nous avons reçu de nombreux compliments de la part de nos auditeurs et chroniqueurs, avec aussi beaucoup de messages d’encouragement, et nous tenons tous à les remercier ! Cet album est un premier essai, car même si nous savions où nous voulions aller, il était important de savoir comment les gens allaient réagir à notre musique. De telles critiques nous poussent à envisager de nouveaux projets, encore plus audacieux, mais toujours dans ce style musical !

- La scène est-elle un passage obligatoire ou au contraire une véritable envie ?

Venez nous voir sur scène et vous comprendrez très vite ! (rires) Nous avons une énorme volonté de jouer en live et c’est pour ça que les quatre autres membres du groupe nous ont rejoints, pour donner vie à nos morceaux et les partager à fond avec le public. Pour le moment, les gens sont très réceptifs à nos prestations et nous le montrent en criant, sautant et bougeant dans tous les sens, ce qui nous pousse à continuer à travailler et à nous investir dans tous nos concerts. On a aussi la capacité de donner pratiquement à chaque fois un spectacle différent, de par les mélanges d’ambiances, avec des moments très électriques et d’autres plutôt festifs tout en acoustique.

- Vous semblez être proches d’autres groupes locaux, existe-t-il une communauté de musiciens autour d’idées et d’intérêts communs ?

Il est en effet vrai que nous nous entendons parfaitement avec d’autres groupes de la région, qui sont même devenus pour certains des amis proches. Nous sommes tous un peu dans le même bateau et avons les mêmes passions, même si nous ne jouons pas toujours dans les mêmes styles de metal. Il est donc important de se serrer les coudes pour des organisations de concerts, des enregistrements et pour nous promouvoir au maximum. Il n’est pas non plus exclu que des projets communs prennent forme dans quelque temps (sourire)…

- Avec une musique inspirée et des projets qui ne semblent pas vous manquer, quelles sont vos ambitions ultimes ?

Merci pour le compliment. Ce qu’il nous faut maintenant, c’est un maximum de concerts. Ensuite pour le deuxième album, dont la composition avance bien, ce serait d’avoir de bonnes conditions d’enregistrement ainsi que la signature chez un label qui puisse nous promouvoir correctement. Alors, pourquoi pas envisager une tournée française, voire européenne - oui le rêve est bien là ! On en est encore très loin et conscients qu’il y a beaucoup de travail à fournir, mais on ne cache pas nos intentions de progresser et d’être connus même au-delà des frontières !
Pascal&Co

Interview réalisée par e-mail en février 2010

www.myspace.com/arcasband

mis en ligne le : 08.06.10 par graber

0 commentaires

Commenter cet article

TRANSIT MAGAZINE
Design & Webmonstering by Pat.O
Contact: info@transitmag.ch