TRANSIT MAGAZINE - Swiss Metal Magazine

CONCOURS TRANSIT

EPICA, DRAGONFORCE
Salle des fêtes de Thônex
30.01.2015


CROWBAR
RKC, Vevey
20.02.2015


BLACK LABEL SOCIETY
Les Docks, Lausanne
15.03.2015


ENSIFERUM
Les Docks, Lausanne
19.03.2015


MOONSPELL, SEPTIC FLESH
RKC, Vevey
21.03.2015


Pour plus d'infos : http://www.transitmag.ch/index.php?Article=6028[/b]

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mis en ligne le : 16.05.10 par indy

PREVIEW - GHOST BRIGADE, AGRIMONIA, TALBOT | Kiff, Aarau - 11.02.15

GHOST BRIGADE, AGRIMONIA, TALBOT | Kiff, Aarau
Le 11 février 2015
Portes : 19h00 | Prix : CHF 33.00

Peu de gens connaissent Ghost Brigade et c’est bien dommage car ce groupe finlandais est tout bonnement incroyable. Auteur de déjà quatre galettes, ce sextuor mélange allègrement doom, sludge, death et gothic metal avec un feeling dark un peu dans la veine de Katatonia qu’on aurait passé au mixer avec Mastodon. Leur dernier album ‘IV – One With The Storm’ est un véritable bijou à écouter d’urgence. En ouverture c’est le post/sludge metal des Suédois d’Agrimonia et le stoner/doom des Estoniens de Talbot qui se chargeront de (ré)chauffer la salle. [PsiloSyn]

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mis en ligne le : 29.01.15 par Mikamika

LIVE REPORT - Soirée M.A.R.P. | La Zona Mutante, Genève - 11.10.2014

METAL AGAINST RACIAL PREJUDICE | La Zona Mutante, Genève
11.10.2014

Le onze octobre dernier s’est tenue la première soirée M.A.R.P. (Metal Against Racial Prejudice) à la Zona Mutante de Genève. Cinq groupes de rock et metal locaux ont offert leurs talents à un public de passionnés durant six heures de sueurs et de headbanging. The Green Fathers ont ouvert les vannes avec un rock efficace, suivi des excités d’Hellbrain qui ont préparé la scène pour les coreux de Versus. La deuxième partie de soirée a vu le viking metal d’Hypocras investir l’endroit avant que les plus subtils Derivate consacrent cette soirée metal comme on les aime ! L’association engagée dans les luttes contre le racisme, l’homophobie et le sexisme dans le milieu metal a déjà un planning 2015 qui se remplit rapidement ! Leurs prochains événements auront lieu à l’Undertown et à la Makhno. Alors soyez prêts pour la suite de l’aventure M.A.R.P. !!!!
www.marp666.com

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mis en ligne le : 06.01.15 par Mikamika

LIVE REPORT - ROCK THE RING | Hinwil, Zurich - 22.06.2014

ROCK THE RING | Hinwil, Zurich
22.06.2014

Un festival dans un aérodrome : intéressant ! Parking organisé à la suisse-allemande, et le tout est à l’heure, quelle surprise. Les Anglais de The Treatment ont ouvert le bal avec leur bon hard rock. Set ultracourt mais super ambiance malgré le peu de monde présent à l’ouverture. Les titres à retenir sont ‘Doctor’, ‘Shake The Mountain’ et ‘I Bleed Rock’n’Roll’. Nous nous réjouissons d’une future tournée pour mieux les découvrir sur scène. China était le premier groupe suisse à prendre d’assaut cette scène d'Hinwil, le soleil brille, le public est enchanté par les balades et ils ont bien chauffé l'assistance. C’est là où je vais maudire le service d’ordre : Pourquoi la presse ne peut-elle pas aller dans le Golden Circle ? Black Label Society, emmené par maître Zakk Wylde, était le groupe le plus heavy de l’affiche et tous leurs fans se tenaient collés derrière la barrière du Golden Circle ; nous avons eu beau insister, la dame n’a pas cédé, mais le set fut tout de même mythique. Ils ont commencé avec ‘My Dying Time’ puis, tiré de leur dernier opus, ‘Catacombs Of The Black Vatican’, et nous avons eu ce que nous voulions : les riffs, les soli, la distorsion à outrance, ‘Suicide Messiah’, ‘Concrete Jungle’ et encore ‘Stillborn’. C’était trop court et nous en voulions encore, mais pour un dimanche après-midi c’était déjà bien. Une bonne petite dose de heavy ! Krokus nous ont délivré le set le plus rock’n roll et ont boosté le public. Marc Storace est un frontman extraordinaire, et le public leur était acquis. ‘Long Stick Goes Boom’ et l'assistance s’est enflammée ! ‘Hallelujah, Rock’n’Roll’ et, bien sûr, les anciens ‘Tokyo Nights’, ‘Screaming In The Night’, ‘Rock City’ ou encore ‘Easy Rocker’. Que dire ? Du bon swiss hard rock ! Peter Maffay a plu à certains et avait pourtant bien commencé, deux titres assez rock, mais les ballades ont vite pris le dessus et j’ai été obligée d’aller faire un ‘view from the bar’, manger un truc, bref, vous m’avez comprise. En tête d’affiche les barbus de ZZTop qui, malgré leur âge, nous ont délivré un set sans faille. L’orage menaçait mais nous y avons heureusement échappé. Tous les hits ont été joués : ‘Jesus Just Left Chicago’, ‘Pincushion’, ‘Cheap Sunglasses’, une de mes préférées ‘My Head’s In Mississippi’ ou encore ‘Sharp Dressed Man’ et bien sûr, ‘Tush’ et ‘La Grange’. Nous avons aimé et leur souhaitons encore une longue vie (à leur âge, ils sont bien plus en forme que certains). Merci aux organisateurs de nous avoir fait si bon accueil, nous avons apprécié et attendons de voir ce qu’ils nous proposeront pour l’année prochaine. [Suzy]
www.rockthering.ch

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mis en ligne le : 05.01.15 par Mikamika

LIVE REPORT - ROCK OZ’ ARÈNES | Avenches - 13.08.2014

ROCK OZ’ ARÈNES | Avenches
13.08.2014

Retour dans les Arènes d’Avenches ! Malgré le peu de monde et la température fraîche de cette soirée d’ouverture du festival, nous avons retrouvé nos marques. Sur la petite scène, un vrai mélange est au programme entre Irma avec son rock soul, Hathors et leur stoner rock ou encore Underside et leur nu metal originaire du Népal… Ils étaient bons, mais c’est surtout la grande scène qui a retenu toute mon attention cette année. En ouverture Krokus, malgré le peu de monde à 19h, ‘Long Stick Goes Boom’ et c’est parti pour un peu moins d’une heure de bon rock’n roll avec : ‘Rock City’, ‘Fire’ et leur reprise ‘Quinn The Eskimo (The Mighty Quinn)’. Un set très sympa. Motörhead nous ont fait un set court d'environ une heure, et j'ai noté qu'il s'agissait de la même setlist que durant le live de Wetzikon en juin : ‘Damage Case’, ‘Stay Clean’, ‘Metropolis’, nous avons eu droit à un solo de guitare, puis de nouveau trois titres et un solo de batterie pendant ‘Doctor Rock’. À croire que Lemmy a besoin de souffler un peu entre les morceaux, mais il est toujours présent, un peu plus tremblant qu’auparavant, mais souriant et l’air content d’être là. À noter la petite bulle quand Lemmy annonce que c’est le dernier titre de la soirée et que Mikkey Dee commence avec ‘Overkill’ et non ‘Ace Of Spades’… Le regard de Phil Campbell en disait long, mais le tout a été rectifié en quelques secondes, il est bien le meilleur batteur du monde selon Lemmy après tout ! Et oui, en guise de dernier morceau on a fini par tout de même avoir en plus ‘Overkill’. Il est vrai que je croyais vraiment voir le dernier show de Motörhead, mais ça c’est une autre histoire. Billy Talent n’est vraiment pas mon truc - eh oui, je suis old school - et malgré le côté sympathique de ce groupe canadien, je suis obligée d’admettre que c’est pour les jeunes ; d'ailleurs je note que ceux-ci sont partis très vite après le set et ont raté le meilleur. Le meilleur est bien sûr Airbourne ! Ils ont commencé très tard, et il faisait très froid, mais ils nous ont très vite réchauffés ! La déferlante australienne nous a délivré ses titres avec une énergie telle que nous sommes convaincus que la relève est assurée. ‘Ready To Rock’, ‘Cheap Wine’, ‘Girls In Black’ ou encore ‘Live It Up’. Joel O’Keefe nous a fait sa petite balade dans le public, et vu son essoufflement il a pu se rendre compte que c’était loin et difficile de monter toutes les marches, mais il l’a fait. En dernier titre, ‘Runnin’ Wild’, nous sommes partis heureux, avec le sourire, malgré l’heure tardive de départ d’Avenches. Une petite pensée à tous ceux qui devaient se lever quelques heures après leur retour à la casa. Merci à Rock Oz' pour cette programmation, nous étions là une fois encore, et l’année prochaine que faisons-nous ? [Suzy]
http://2014.rockozarenes.com

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mis en ligne le : 05.01.15 par Mikamika

LIVE REPORT - GRINDING DELÉMONT | SAS, Delémont - 13 & 14.06.2014

GRINDING DELÉMONT VOL. II | SAS, Delémont
13-14.06.2014

Les hostilités ont débuté à 20h30 devant un public clairsemé. Ce dernier aura donc manqué les prestations plus que convaincantes d'Exenteration et d'Insomnia Isterica, seuls groupes suisses de la soirée. Heureusement qu’il est venu à temps pour voir le power duo Warfuck prendre possession de la scène de long en large. Les deux headliners américains débarquaient avec une excellente réputation sur scène. Disciples Of Christ n’aura pas failli à sa mission d’atomiser le public avec un show dantesque. Full Of Hell apporta, quant à lui, la première touche noise de ce festival, sans pour autant ne rien perdre en violence pure. Après ces claques, on n’attendait pas forcément les Tchèques de Sheeva Yoga. Et ce fut là une grossière erreur que de les sous-estimer. Changeant de rythmes constamment, la sauvagerie proposée n’a eu aucune peine à motiver le public. Pour conclure cette soirée, Tummo et son stoner brutal très groovy était un choix courageux de la part des organisateurs et un groupe idéal pour finir de se briser la nuque. Un grand bravo à Tuer qui a remplacé Kate Mosh à la dernière seconde. N’ayant pas répété pendant environ huit mois, il a parfaitement rempli sa mission. Les Genevois d’Incrust auront permis aux compatriotes présents de danser sur leur crust groovy. Cette cassure a permis au public de reprendre son souffle pour l’assaut final. Satan et Xaros auront envoyé une patate monstrueuse, un bloc de grind que l’on s’est ramassé en pleine gueule et qui a mis tout le monde d’accord. Puis, il est inutile de présenter Mumakil, qui a gagné haut la main les prix ‘Stage Diving’ (bravo au type en slip et chaussettes) et ‘Bloody Nose’ du festival. F.U.B.A.R. nous a encore fait suer et nous a prouvé que sa réputation n’est de loin pas usurpée. L’heure des headliners de ce samedi arriva, et il est difficile de départager les trois groupes suivants. Les Allemands de Yacopsae, venus exprès pour l’occasion, peuvent être vus comme une sorte de synthèse de ce festival. Du blast à n’en plus finir, des passages plus crust, des petits moments doom et une petite touche noisy. Voici la recette du succès. Eux aussi venus tout spécialement, les Ibériques de Machetazo ont livré un set puissant et plus axé grind death. Ce petit côté leur a permis de sortir leur épingle du jeu. À cet instant, on se dit que les Tchèques de Gride ont perdu d’avance. Eh bien ici aussi, comme la veille avec Sheeva Yoga, que nenni ! Le power violence et ses rythmiques appuyées ont eu un succès retentissant. Pour preuve, la ruée sur leur merchandising après le concert. Après toute cette violence, les Biennois d’Unhaim et leur cent pour cent crust auront permis à cette magnifique deuxième édition de se conclure en beauté. Le grand gagnant de cette saison est Sete Stra Sept, qui vous sera présenté plus amplement dans une interview. [Dom]

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mis en ligne le : 12.12.14 par Mikamika

LIVE REPORT - WAVE GOTIK TREFFEN | Leipzig, Allemagne - Du 06 au 09.06.14

WAVE GOTIK TREFFEN | Leipzig, Allemagne
06-09.06.2014

Faut-il encore présenter le Wave Gotik Treffen aux lecteurs assidus de notre bien-aimé magazine ? Il est vrai que les fans ‘metal-exclusive’ ne peuvent échapper à la traditionnelle review du plus gros festival gothique d’Europe depuis de nombreuses années. Pour les petits nouveaux, en quelques mots, ce fest regroupe en moyenne vingt mille personnes chaque année depuis vingt-trois ans et nous a proposé en cette édition 2014 pas moins de deux cent quarante-quatre groupes, allant du goth rock, à l’EBM, en passant par l’indus, la dark folk, le pagan et le psychobilly, bref, il y en a pour tous les goûts !

Sans aucun doute, ce qui aura le plus marqué, c’est le soleil de plomb qui ne nous a pas quittés un instant de la semaine, nous avons même eu un pic à trente-quatre degrés. Imaginez le tableau : nos jolis goths victoriens aux visages poudrés et dégoulinants, les (rares mais toujours vilains tout plein) cybergoths englués dans le vinyle (espérons qu’ils ont emporté du talc dans leurs valises), sans oublier les pauvres steampunks à la transpiration bouillonnante sous leurs effets de cuivre. D’entrée de jeu, on se dit que le confort va prévaloir sur l’apparence et qu’on va limiter les vêtements au maximum. Pour commencer le festival dans les règles de l’art, passage dès le premier soir au Moritz Bastei pour se mettre dans l’ambiance et profiter du très bon chili, lasagnes et autres plats habituels du lieu et boire quelques cocktails. Toujours une très bonne adresse pour aider à se mettre dans l’ambiance en douceur et discuter du programme des jours à venir.

Vendredi 6 juin
Le premier jour officiel du festival, on commence immédiatement par un concert à 18h, direction la Kuppelhalle pour le Belge de Ah Cama-Sotz. Superbe dark ambiant accompagnée d’images hypnotisantes de vieux documentaires. C’est beau, planant, mais quelle frustration de se retrouver dans cette satanée Kuppelhalle au décor rococo grotesque qui bénéficie de moult accès bar/salle, ce qui rend le passage des nombreux assoiffés encore plus bruyant ! Bon, une petite balade à l’Agra s’impose pour jeter un œil sur les divers stands proposés. Rien de bien nouveau au niveau de la nourriture mis à part que le grand stand de bonbons a étonnamment disparu, mais j’ai mon explication là-dessus (les bonbons sont destinés aux enfants et nos braves cybergoths ont grandi, enlevé la sucette de leur bouche et les serpentins de leurs cheveux). Quant au marché, le changement notoire provient de l’absence inexpliquée du géant X-Tra-X. On note quelques autres petits changements par rapport à l’an dernier, mais rien de trop perturbant : décidément on reprend bien vite ses marques, ici ! Plus tard dans la soirée se produisent à l’Agra les mythiques Finlandais de Apoptygma Berzerk, mélange d’EBM (parfois) et de synthpop, on veut voir ça, parce que, soyons honnêtes, ça peut être franchement une bonne marrade. À quarante-trois ans, le chanteur Stephan Groth ne semble toujours pas résigné à abandonner la coupe emo, mais il met encore bien le feu. Ça bouge… mais c’est caca, il faut bien l’avouer ! La voix nasillarde résonne de la halle comme un moustique persistant une nuit d’été, vivement ‘In This Together’ pour abréger nos souffrances : une fois la ballade pour midinettes jouées, on peut se retirer, c’était fun quand même.

Samedi 7 juin
Premier (et unique) petit-déjeuner au village médiéval super sympa mais difficile : démarrer la journée à la bière à la framboise et au pain au chanvre sous passés trente degrés, ça monte vite à la tête. Pour se mettre un peu à l’ombre, Sieben, projet folk du génialissime violoniste anglais Matt Howden, est programmé au Altes Landsratsams, salle au style très épuré ouverte au festival depuis 2013. En grands fans que nous sommes, on ne peut manquer le rendez-vous. Malheureusement, nous ne sommes de loin pas les seuls, heureusement pour Matt par contre, qui se produit du coup devant un parterre bien fourni. Le problème à être aussi nombreux ? Cette salle est extrêmement étouffante, un véritable bunker, les éventails de mesdames s’agitent frénétiquement, on voit la souffrance sur les visages. Ce qui n’enlève bien entendu rien à la qualité que l’on connait des prestations de Sieben, et le son est très bon, chapeau bas. Plus tard on tente une oreille à 45 Grave, groupe de deathrock légendaire. Les joyeusetés se passent au Taübchental, salle fraîchement attribuée au WGT, qui a repris la programmation traditionnelle du bien-aimé Werk II. Super cadre situé dans une zone assez calme de la ville avec un grand espace extérieur illuminé par des guirlandes lumineuses pour siroter sa bière ou - en l’occurrence - son gin tonic, assis sur des gradins en bois. Pratique pour observer la populace ! Donc 45 Grave… Franchement, très difficile de se mettre dedans, ça n’en valait pas tellement le détour, c’est plat, d’ailleurs le public ne semble pas plus conquis que nous. On prend très vite un taxi pour l’Agra et nous dirigeons sur un terrain connu : Frontline Assembly et leur EBM indus inimitable. Le son rend heureusement super bien et les tubes parfaitement exécutés s’enchaînent (‘Exhale’, ‘Mindphaser’, ‘Mental Distortion’), ravis d’avoir tenté le coup !

Dimanche 8 juin
Après avoir gardé un très bon souvenir de la prestation de UK Decay en 2010 (je crois) dans un Parkbühne bien fourni, pourquoi ne pas les revoir dans l’Agra ? Eh bien tout simplement parce qu’en mélangeant du vieux postpunk/deathrock brouillon comme il se doit avec une salle énorme et passablement vide, le résultat est plutôt dégueulasse. La résonnance des riffs mal placés du guitariste produit un joyeux bordel dans l’immense hangar. Décidément le deathrock n’est pas à la fête cette année. Un peu plus tard le duo allemand d’Industrial Noise Heimstatt Yipotash donnera sa représentation dans une des salles de l’emblématique Moritz Bastei, yes ! Une excellente occasion pour aller se désaltérer au Chardonnay sur la jolie terrasse des lieux rafraîchissante par ses voûtes de pierre. Voyons ce que ces geeks vont nous envoyer ! La salle est parsemée d’une trentaine de motivés mais vu la taille de l’endroit, ça ne pose aucun problème : l’ambiance est électrique et les acclamations bien méritées, c’était pointu et pêchu ! Vient l’heure de l’hésitation entre les Suédois Spetznas et leur EBM puissant et l’Allemand de Xotox et sa powernoise qui chie. Dans la continuité de Heimstatt Yipotash, Xotox est nommé vainqueur. Retour donc au Taübchental avec plaisir, décidément cette salle est vraiment cool ! Quant au concert, clairement la plus grosse claque sur l’ensemble des quatre jours de fest pour qui aime le style : une heure trente de brutalité à rendre sourd et survolté, ça cogne, ça fait ‘krzzz’ et ‘kriii’, ils nous ont mis la ‘Fieber’ !

Lundi 9 juin
Bouuuh ! Dernier jour ! En fin d’après-midi alors qu’on s’attend à voir le show des Américains de God Module sur la scène de l’Agra, une drôle de surprise nous attend. Il s’agit en réalité du Mexicain Erk Aicrag, qui officie principalement avec Hocico, ici présent avec ses deux acolytes pour son autre projet, Rabia Sorda ! Pas compris pourquoi ce changement mais le concert était vraiment cool, donc aucun regret. Vient l’heure des derniers concerts. Les programmateurs ont l’habitude de laisser la place au rocka-psycho-horrorbilly en soirée de fermeture. Une fois de plus, en l’absence du Werk II, c’est au Taübchental que ça se passe. L’idée est donc d’aller se secouer sur Bloodsucking Zombies From Outer Space, groupe d’horrorpunk psychobilly autrichien, mais malheureusement l’horreur ne se produit pas sur scène mais devant la salle : du monde absolument partout, une véritable marée noire ! Impossible d’entrer, le personnel de sécurité a limité les accès. Une petite place sur les gradins extérieurs nous accueille pour un (deux, trois…) verres en attendant un potentiel mouvement de foule sur l’extérieur à la fin des BZFOS. On entend le son étouffé des chansons, vraiment dommage d’être dehors, ça a l’air fun ! Profitant de la sortie d’une bonne centaine de personnes après ce concert, nous parvenons à trouver un endroit sympa pour assister au concert de The Creepshow, psycho-rockabilly canadien. Disons-le, c’était gentil, ils ont la patate, mais les chansons se suivent et se ressemblent, c’est donc sans grand regret que nous partons un peu avant la fin du concert, histoire de se coucher avant de se transformer en citrouille. Bilan : super édition cette année, les after embrumées dont je vous épargnerai les détails qui valaient clairement le détour, on aurait juste aimé quelques degrés de moins pour vivre le fest à fond, parce que vingt mille goths sous trente-quatre degrés, ça ressemble à Zombieland ! [Naryelle]

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mis en ligne le : 12.12.14 par Mikamika

LIVE REPORT - STEEL PANTHER, CHINA | Kofmehl, Soleure - 18.06.2014

STEEL PANTHER, CHINA | Kofmehl, Soleure
18.06.2014

China en première partie c’est bien, mais ça aurait pu être mieux, je crois que je commence peut-être à être un peu blasée quand il y a un surplus de balades, mais ils sont pros et ont un super chanteur. C'est un groupe qui fait partie de l’histoire des groupes suisses tels que Krokus et Gotthard, et qui ont même fait partie du top dix des ventes à la fin des eighties. Des titres tel que ‘Rock City’ ou encore ‘In The Middle Of The Night’ sont des morceaux qui restent dans la tête, mais voilà, nous attendions la suite. Les Steel Panther ont pris possession de la scène et, encore une fois, c’était l’éclate. Les demoiselles de Soleure sont tout aussi déjantées et déshabillées que les Zurichoises, et le public presque aussi coloré, avec moins de spandex mais beaucoup de perruques. Les eighties sont de retour ce soir ! Les festivités sont d'emblée lancées avec ‘Pussy Whipped’ suivi de ‘Tomorrow Night’ et Michael Starr qui se pavane comme à son habitude. Un vrai frontman, celui qui s'adresse à son public, raconte des histoires - vraies ou non, on s’en fout, ça nous fait rigoler - et il y a même des soutifs qui volent dans le public. Les nouveaux titres tels que ‘Gangbang At The Old Folks Home’ ou encore ‘The Burden Of Being Wonderful’ se mélangent bien avec les anciens. Satchel doit toujours regarder sa manche pour les paroles, un super solo de guitare à la Eddie Van Halen, son air bêta de nouveau plus que trompeur, et bien sûr le Lexx, qui nous fait des hair soli à outrance pendant tout le show. C’est un pur set eighties et, si on peut faire abstraction des paroles plus que salaces, tous leurs hits y sont : ‘Party All Day’, ‘17 Girls’ et bien évidemment ‘Death To All But Metal’. Et encore une fois, je vais me dire : ‘oh, j’ai déjà vu’, et encore une fois, à la dernière minute, ‘oh j’y retourne’. Parce que j’attends toujours de recevoir le miroir pailleté de Lexxi. Les plectres c’est bien joli, mais je veux le miroir. [Suzy]

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mis en ligne le : 02.12.14 par Mikamika

LIVE REPORT - SLAYER | l’Usine (PTR), Genève - 11.06.2014

SLAYER | l’Usine (PTR), Genève
11.06.2014

Arrivés dans la salle à l'ouverture des portes, on constate que Slayer sera le seul groupe de la soirée, l'imposante batterie prenant déjà facilement un quart de la scène à elle seule. Ici et là, quelques déceptions de fans convaincus que Crowbar serait de la partie. Peu importe, les regrets s'effaceront vite dès que les Tom, Kerry, Gary et Paul fouleront la scène. Il faut dire que l'on a un peu l'impression d'assister à un rêve éveillé en voyant Kerry King, accompagné du cliquetis caractéristique de ses chaînes, traverser la scène pour aller s’emparer de sa guitare. À peine remis, les premières notes de l'intro de 'Hell Awaits' résonnent dans la sono et c'est parti pour une séance intense de Slayer jusqu'aux dernières notes de sang d''Angel Of Death'. Un set relativement brutal pour le groupe avec quelques perles telles que ‘The Antichrist’, ‘Die By The Sword’ et ‘Black Magic’ qui cohabitent avec les classiques que sont ‘War Ensemble’, ‘Dead Skin Mask’ et ‘Raining Blood’. L'Usine se transforme petit à petit en sauna géant au fur et à mesure que le set avance. Alors certes, certains trouveront que Slayer est fatigué, que sans Lombardo et Hanneman, ce n'est plus la même chose, etc. Pour donner l’avis de quelqu’un qui les suit depuis plus de vingt ans, disons que oui, la présence de Lombardo fait défaut ; malgré toute la bonne volonté de Bostaph, il manque un tout petit quelque chose pour que les morceaux retrouvent leur intensité d'antan, c'est un fait. Le regretté Hanneman, lui, va manquer dans l'écriture des albums c'est certain, mais sur scène, Gary Holt a parfaitement su s'intégrer au groupe et y apporte un petit vent de fraîcheur. Le constat final c'est que très franchement, Slayer, malgré plus de trente ans de carrière, continue de tout dévaster sur son passage. Voir ce groupe dans une salle de la taille de l'Usine a juste été un moment unique que les fans ont apprécié à sa juste valeur. Encore une fois, bravo PTR pour une organisation sans faille, bravo Slayer et bravo aux fans qui ont répondu présent (le concert était complet). [Indy]

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mis en ligne le : 02.12.14 par Mikamika

LIVE REPORT - ROB ZOMBIE | Eishalle, Wetzikon - 28.06.2014

ROB ZOMBIE | Eishalle, Wetzikon
28.06.2014

Nous avons dû attendre treize ans pour le revoir en Suisse (il était de passage par chez nous en 1998 avec White Zombie) et maintenant le revoilà pour la troisième fois depuis 2011 ! Pour les fans du groupe c’est presque comme avoir Noël, Pâques et son anniversaire en même temps ! On parle de Rob Zombie, icône du shock horror rock, régisseur, producteur et lui seul sait quoi encore. Personne ne se plaint et on se prépare avec plaisir à revoir Mr. Cummings sur scène, surtout après l’énorme concert de Bâle d’il y a deux ans. Megadeth était initialement prévu en coheadlining, chose qui aurait rendu cette soirée encore plus intéressante, mais pour des raisons personnelles le groupe a dû annuler une partie de sa tournée. La patinoire de Wetzikon n’est sûrement pas une place très sexy pour un concert et le peu de public ayant répondu présent contribue à rendre l’atmosphère très froide au début. Mais les deux supports programmés à la place de Megadeth font un très bon job pour nous échauffer. Powerman 5000 (avec le frère de Rob au chant) et les Suédois d'Avatar nous livrent de bonnes prestations, appréciées par le public. Après l’intro, ‘Teenage Nosferatu Pussy’ fait office d'entrée en matière et un des rois du horror rock - le maître Alice Cooper restant toujours inaccessible - monte sur scène avec ses acolytes John5, Piggy D et Ginger Fish. On remarque tout de suite une scène plus austère qu’au concert précédent. La grande production à l'américaine est restée à la maison, donc pas de robots, de monstres, de feux, ni de flammes ! On retrouve seulement les backdrops des festivals de 2011. Mais peu importe, c’est la musique qui compte et avec ‘Superbeast’ nous avons tout de suite un premier super hit ! Le public apprécie. Un solo de batterie est toujours un élément discutable, rarement aimé de tout le monde et un exercice difficile. Rares sont les batteurs qui s'avèrent être à la hauteur, et en cinquième position dans une setlist, le risque est de refroidir l’atmosphère… Avec ‘More Human Than Human’ des vieux White Zombie, on se remet en route. Rob saute dans le photo pit et joue à l’équilibriste sur la barrière. Plus tard, il se jette aussi dans le public pour chanter un morceau avec lui et pendant le solo de John5 (encore un !) il fait carrément le tour de la salle dans les tribunes. Il cherche le contact avec ses fans Mr Zombie ! Avec ‘Am I Evil’ de Diamond Head, morceau rendu célèbre par Metallica, et ‘School’s Out’, en hommage à Alice Cooper, nous avons aussi droit à quelques reprises. Sur ‘Ging Gang Gong De Do Gong De Laga Raga’ Rob invite sur scène ‘sa plus jeune fan’, une petite fille de sept ans qui, sans aucune peur, n’a pas hésité à lever son bras au rythme du morceau devant tout le public en délire. Bien joué petite. Simplement culte ! Rob termine la partie officielle du concert avec son meilleur titre, ‘Dragula’. Mais le groupe revient sur scène pour festoyer avec nous une dernière fois en jouant ‘We’re An American Band’, reprise de Grand Funk Railroad. On peut se demander s'il était vraiment nécessaire de jouer trois reprises et deux soli lors d'un concert aussi court, en lieu et place d'exécuter des titres tels que ‘Demon Speeding’, ‘Jesus Frankenstein’ ou n’importe quoi d'autre de White Zombie. Mais faut-t-il avouer qu'à l'instar de son show à Lausanne il y a trois ans, Rob démontre à nouveau que livrer des prestations scéniques intenses et puissantes, même sans de gros effets ou productions exagérées, est possible. [Andy Gaggioli]

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mis en ligne le : 02.12.14 par Mikamika

LIVE REPORT - WACKEN OPEN AIR | Wacken, Allemagne - Du 31.07 au 02.08.2014

WACKEN OPEN AIR | Wacken, Allemagne
31.07-02.08.2014

Jeudi 31 juillet
C'est donc sous la pluie que nous sommes partis de ma belle région strasbourgeoise, direction les prairies ensoleillées du nord de l'Allemagne. Après une bière et un repos bien mérité nous voilà fin prêts pour cette vingt-cinquième édition du Wacken Open Air. Au programme cette année, de la metal battle en veux-tu, en voilà. Pour les non-familiarisés avec le concept, ce sont des gagnants de tremplins organisés par pays. C'est le moment d'aller faire un petit tour sous la Wet Stage, avec Hellhound qui nous vient tout droit du Japon. Malgré un son qui laissait plus qu'à désirer, les Japonais ont défendu leur place bien méritée, en nous délivrant un heavy bien léché, à la limite du too much. Arborant fièrement des vestes à patchs, sur l'une desquelles on peut lire ‘Keep It True’, cela laissait supposer des influences heavy underground auxquelles on pouvait s'attendre. Bien qu'ils ne réinventent pas le genre, on pourra cependant savourer les prouesses techniques. Après plus de dix ans d'existence, il était temps que ce festival leur accorde enfin une faveur, d'autant qu'ils s'expriment dans un style dont nos amis teutons raffolent. La preuve, le public semblait réceptif et ravi du show ! Avez-vous déjà vu un groupe de black chinois ? C'est avec un nom de style bien ringard que les beaux gosses d'Evocation viennent nous désensabler les portugaises. Après une introduction d'ambiance mélange entre oriental et noirceur, ils enchaînent sur un son bien lourd, rapide. Chevelure au vent, ils ne cessent de nous étonner, déployant un bon black certes peut-être pas des plus originaux mais techniquement maîtrisé et efficace. La présence d'un double chant alternant aigu et grave vient renforcer les compositions déjà bien achalandées. Mais moins de vingt minutes, c'est court pour cette démonstration, mais en attendant c'était une bonne claque. Comme vous le savez tous, un Wacken sans son traditionnel groupe de reprises Skyline serait surprenant. Le site est déjà blindé. Cette année, les reprises furent plutôt sympas, on commence par un trépident Manowar, mais bon une cover de Manowar ne reste toujours comment dire, qu'une très pâle copie. S'ensuivent quelques classiques type ‘Fear Of The Dark’ et ‘Bark At The Moon’. Mais il restait un atout pour se mettre le public dans la poche, nous balancer un petit ‘Engel’ de Rammstein : en Allemagne ça fait son effet bœuf. Et enfin, on finit avec leur hymne ‘There Will Be Metal’. Bref, tout ça après pour se payer une fanfare qui a enchaîné des reprises de techno, pop, dance et tout ce qui peut encore être hors sujet, cela avant de voir arriver Doro (oh quelle surprise) pour nous chanter son classique, ‘All We Are’. Eh oui, ce n'est pas encore demain que Wacken se passera de son petit manège 666% deutsch. Mais attendez, la blague n'est pas finie, cette année ils ont également décidé d'inviter le comique Bulent Ceylan. C'est donc pendant plus d'une demie heure qu'il a fait le bonheur des Allemands, et s'est passablement moqué de nous pauvres étrangers qui ne comprenions pas sa langue. Enfin bref...

C'est enfin à 18h que le festival commence réellement, les festivaliers eux aussi décident alors de se réveiller pour cette soirée qui s'annonce so heavy ! Entrée en scène d'Hammerfall. Le public est unanimement conquis, et entonne les refrains à pleins poumons. La setlist porte sur l'intégralité du premier album : ‘Glory To The Brave’. Malgré le fait que certains les soutiennent, ces vieux titres ont mal vieilli, mais on ne peut nier le charme et le ‘old school spirit’ qui s'en dégage. Pour rappel, quelques titres plus récents, dont une exclusivité du dernier album ‘Bushido’, avant de finir en fanfare sur ‘Hearts On Fire’. La foule est aux anges et les Suédois sur scène nous le rendent bien par leur énergie et leur bonne humeur. Après une pause ravitaillement, nous voilà de retour sur le terrain pour un habitué des lieux : Saxon. C'est donc dans une fosse blindée, que nous devons nous faufiler pour essayer d'entrevoir la scène. Cette année, c'est un concert événement (nous le concédons, à Wacken, c'est la grande mode de faire ce genre ‘d'inédit’) car ils fêtaient leurs trente-cinq ans d'existence, avec une setlist préalablement définie par les fans par l'intermédiaire de leur site web. De plus, il était prévu que la moitié du concert se déroulerait avec un orchestre symphonique, ce qui en soi est une très bonne idée, mais qui dans la pratique l'est un peu moins. En effet, c'est avec déception que j'assiste à ce concert manquant visiblement de peps. De plus la présence de l'orchestre symphonique ne procure aucune profondeur, mais au contraire une certaine lourdeur, pour au final donner un rendu sans relief. Habitué des shows où l'on sautille pendant une heure, c'est avec beaucoup de mal qu'on adhère à celui-ci qui nous laisse une certaine amertume, alors que tout l'annonçait comme épique. Cette première journée se terminera avec Accept, un groupe made in Germany comme on les aime. Dans l'ensemble pas grand-chose à leur reprocher. En effet, on pourra se délecter devant un chouette set, mais ne prenant pas trop de risques en jouant les classiques dont chaque zicos connaît sa partie sur le bout des doigts. Mais cependant, bien que la prestation résonne très bien dans nos tympans, quelques petits détails auraient pu donner un peu plus de mordant. En background, d’une part des écrans géants disponibles mais peu utilisés, et qui plus est à mauvais escient, et d'autre part la placidité des musiciens. Malgré cela, on finira cette première journée par une note positive.

Vendredi 1 août
Après le petit déj', nous voilà tout ouïe devant le groupe de black metal symphonique taïwanais : Chtonic. Décidément, le metal asiatique semble être à l'honneur cette année. Non pas que leur musique révèle un nouveau genre, mais le show en lui-même vaut quelques points. De par la présence d'instruments traditionnels asiatiques et de sa bassiste Doris Yeh qui en fait baver plus d'un. Malgré un son peu soigné et une batterie trop présente, on prend plaisir à revoir ce groupe au Wacken. En effet, les musiciens déploient une belle présence scénique et enchaînent les titres, dont certains seraient dignes de passer pour des hits. C'est sous une chaleur accablante qu'on enchaîne avec Skid Row. La setlist est un pur délice, composé principalement de vieux titres (dont la plupart du premier album), d'une reprise des Ramones, ainsi que de trois compositions du nouvel album. Les musiciens étaient motivés et regorgeaient d'un enthousiasme qu'ils ne se sont pas privés de partager avec nous. Ainsi ce fut plutôt dans la bonne humeur que l'on a pu accueillir les nouveaux titres, dont le rendu en live est positif. Et pour les avoir vus quelques semaines auparavant au Hellfest, cette prestation était de loin bien meilleure. Après quelques bières de rafraîchissement, de retour sous le soleil pour Five Finger Death Punch. Malgré un nom sonnant hardcore au menu, les compositions sonnaient plutôt comme un hard rock frais et groovy. Certes, cela ne casse pas trois pattes à un canard, mais cela n'empêche pas d'avoir une prestation plutôt bonne et rythmée, et laissant généralement une bonne impression. Je fus tout de même assez étonnée de constater que ce dernier cumulait autant de fans, mais restant majoritairement assez jeunes. Place au groupe de Vinnie Paul : Hellyeah!. Voilà déjà sept ans que ce groupe fait son petit bonhomme de chemin. Ayant eu un souvenir quelque peu amer du dernier show auquel j'ai assisté il y a quelque temps, il me tardait de les revoir sur scène après un dernier album nettement plus axé sur un son groove à la Pantera. Chad Gray et sa bande nous offrent un très bon show avec beaucoup de punch à revendre. Il est toujours agréable de voir que les dernières compositions font leur petit effet en live, parfois revenir aux valeurs sûres peut avoir du bon. Cela dit, malgré les points positifs, il manque toujours le petit truc pour que le combo se démarque et fasse vraiment mouche. Et c'est parti pour un peu de hard rock old school avec Black Star Riders. Comme pour Thin Lizzy, force sera de constater que le groupe ne joue pas sur une scène principale mais sous une des tentes du W.O.A. Les bad boys irlandais nous montrent qu'ils en ont, des guitares ! Trois guitares électriques qui réalisent la prouesse d'être complémentaires et non redondantes tout en étant toutes audibles individuellement. Après le début explosif sur un morceau de Thin Lizzy, le groupe nous fait découvrir trois de leurs compositions récentes de bonne qualité ! Il s'ensuivra une fin de concert avec un ton plus folk et caractéristique des morceaux de Thin Lizzy, qui seront joués. Le final sur leur titre phare ‘The Boys Are Back In Town’ est dantesque. Yeah girls, get tour knickers down ! Alors que la foule s'accumulait devant la mainstage pour Motörhead, j'ai sciemment fui cette dernière pour assister à l'un des moments les plus forts de la journée. Ce que j'aime particulièrement chez Carcass, c'est l'indéniable charisme et humour du chanteur ; certes piquant et thrash mais terriblement fun (surtout si on le prend au dixième degré). Sur scène, le groupe est tout simplement déchaîné, laissant rugir les guitares avec une agressivité extrême. Si nous nous montrons insensibles à la finesse des paroles (oui parfois, il peut être utile de ne pas comprendre l'anglais), en revanche il est assez dur de ne pas l'être face aux prouesses techniques incontestables délivrées sur scène. C'est une leçon magistrale et de qualité en matière de death. Nous sommes totalement convaincus et conquis par les british. Slayer, c'est Slayer ! Et il est toujours délicat de les juger, car il n'y a pas à dire c'est toujours jouissif de les voir sur scène. C'est le genre de groupe à qui on peut tout pardonner, ou presque ! Si je devais choisir un mot pour les décrire, ça serait : royal ! Bien que le son fût assez crade dans l'ensemble, et une basse beaucoup trop mise en avant, on ne peut que rentrer dans le set et hurler les titres à tue-tête jusqu'à s'en briser les cordes vocales. Pas le temps de reprendre son souffle, Slayer déroule les tubes à un rythme très soutenu. Que dire de plus, bien entendu on pouvait admirer Kerry et son look toujours aussi thrashement classy. Et, cerise sur le gâteau, un sourire d'Araya ! Côté public c'était simplement un joyeux bordel ! Yaaaaaaaaaaa ! C'est comme à la messe ou presque... Disons plutôt une messe démoniaque. Il est l'heure pour Kim Bendix de sonner les cloches. Le king, comme à son habitude, nous fait part de ses exercices de style lyriques. Que cela déplaise à certains reste compréhensif, King Diamond reste bien trop spécial pour faire l'unanimité. Malgré un décor sombre et une mise en scène malsaine, dérangeante et pourtant captivante, on assiste à un concert plat. Bien que cela soit impeccablement interprété côté instruments, les vocalises ne sont pas toujours à la hauteur. De plus les longs moments de blanc entre les chansons finissent de tuer le set. En somme, voilà un concert bien loin de l'effet escompté. On finit cette journée par WASP, dont la bonne surprise fût le choix de la setlist : principalement orientée sur les titres de leur première galette éponyme (qui soit dit en passant reste de loin ma préférée). Pour ceux qui se poseraient la question, non, Blackie n'a quand même pas daigné rejouer ‘Animal’, il y a certains principes auxquels apparemment on ne déroge pas. Sur scène, l'ambiance est mitigée, en effet on ne semble pas déceler une réelle motivation de l'artiste (d'un autre côté venant de sa part, ce n'est pas très étonnant), et d'autre part, on ne compte plus le nombre de pains et boulettes dans le chant... Dommage, on aurait pu s'attendre à beaucoup mieux ! Et le final de cette journée sera sur le classique ‘Blind In Texas’ !

Samedi 2 août
Et nous voilà déjà au dernier jour. Le temps file résolument trop vite en festival ! La journée commence par un dur choix entre celui d'Arch Enemy, qu'on a déjà vu cinquante fois mais avec la nouvelle chanteuse, ou celui de Prong, déjà plus rare mais avec une belle montée en puissance depuis sa reformation. La chaleur et la flemme remportent le duel, je m'arrête donc devant Arch Enemy. Il était vrai que ces derniers temps le groupe s’essoufflait à vue d’œil, et heureusement que ce switch de chanteuses arriva à point nommé, donnant réellement un coup de boost à l'ensemble. On manquait d'air et on tournait en rond, Alissa s'est chargée de faire tourner le vent et qui plus est en sa faveur. La charmante québécoise sait s'imposer sur scène. Certes de par son look sexy et décomplexé, mais aussi de par son chant puissant et sa présence scénique. C'est donc devant un Wacken blindé qu'elle vient redorer le blason et donner une bouffée d'air frais à ce groupe si fétiche des Allemands. Comme d'habitude, côté instrumental on assure et on reste sur de bons classiques. On notera aussi la présence de nouveaux titres tirés du dernier album. Bien qu'il soit controversé, notamment par les puristes, en live le résultat est assez honorable. Un classique du thrash allemand : Sodom. Pour cette année, ils ont décidé de faire un retour aux sources, avec un set basé principalement sur les premiers opus. Ce qui en soit est tout à leur honneur. Du bon vieux thrash old school bien gras, doublé d'un son crade, on se serait presque cru dans une machine à remonter le temps ! Que dire, hormis égal à eux-mêmes, un groupe rôdé et bien que sans surprise, un plaisir à l'écoute pour les auditeurs ! Le public cependant reste bien calme. (On mettra aussi ça sur le compte de la chaleur qui n'aidait pas vraiment à bouger.) On retrouve Behemoth, devenu un classique incontournable des festivals européens depuis ces dernières années. Le show est huilé et rodé aux petits oignons. Mais le problème de ce genre de concerts, lorsque c'est trop calculé, c'est que c'est aussi sensiblement toujours le même genre de gigs sur une tournée. La machine se met en marche et déroule son set. Bien que ce dernier ne fût pas des plus sensationnels non plus, la saveur est conservée, les titres fusent et les fans semblent comblés. Alors que demander de plus ? Je ne félicite vraiment pas l'organisation de Wacken pour cette faute de goût inexcusable : faire jouer Emperor en pleine journée ! Non, sérieusement, mais vous avez vu ça où ?!? On pouvait pratiquement réintituler la tournée ‘In The Dayside Eclipse’... Je ne suis pas d'accord, un groupe aussi mythique, et qui plus est de black, ça se joue pendant la nuit. Bref, après ce petit coup de gueule, revenons à nos Norvégiens. De les voir jouer l'intégralité de ‘In The Nightside Eclipse’ est juste orgasmique. Certes pas peinturlurés et Ihsahn aux allures de papy avec ses lunettes, ça ne fait peut-être pas très black metal spirit, mais cela n'empêche guère de garder tous les agréments de ce cultissime groupe. Impressionnant, monstrueux, incontestable, techniquement et vocalement. On se rapproche tout simplement de la perfection ! Le seul point noir fut le public, je m'attendais à beaucoup plus de monde, mais cela ressemblait plus à des élitistes rassemblés devant leur maître ! On regrettera également ce concert en pleine journée, faisant tomber à plat le splendide jeu de son et lumière. Ce concert pour ma part est indubitablement le meilleur de cette édition. Le site n'est pas simplement bondé mais surbondé. La fosse trépigne d'impatience pour l'entrée en scène d'Amon Amarth. C'est donc sur la pointe des pieds que j'ai vaguement entraperçu le décor avec les proues de bateaux sur scène. Et c'est parti pour un peu plus d'une heure de folie. Les chouchous des Allemands sont clairement au summum de leur succès. Et pourtant le choix de la setlist n'est pas des plus judicieux, (manque des titres phares, rajout de titres dispensables) mais cela ne semble pas ébranler la foi de nos amis germaniques. Quant au son, il était étrangement relativement très bon quel que soit l'endroit où on se trouvait, et la prestation n'était, elle non plus, pas à remettre en cause. On assiste alors à une débandade hystérique aussi bien sur scène que dans le public. En vingt-cinq ans, ils n'avaient encore jamais joué au Wacken, Sir Mustaine et sa bande nous font enfin honneur de leur présence. Après une introduction complètement ratée, le son s'étant coupé subitement pendant le lancement de la vidéo (à croire qu'ils avaient embauché un stagiaire ingé son pour l'été), Megadeth fait timidement son entrée sur scène. Après un début quelque peu fastidieux, la bande rentre enfin dans le set, et les tubes s'enchaînent à tire-larigot. Bien qu'après Amon Amarth le site se soit plus ou moins vidé, il fut fort heureux de constater que les premiers rangs de la fosse furent exaltés, montrant fièrement qu'ils connaissaient les titres par cœur. L'excellente surprise du set fut ‘Tornado Of Souls’ qui était délaissée depuis un bon moment déjà (excepté pour la tournée anniversaire de RIP). Pour ma part, je terminerai cette édition avec un autre grand classique du thrash allemand : Kreator. Je m'attendais à voir beaucoup plus de monde que ça, mais apparemment certains ont préféré mettre les voiles avant les redoutables embouteillages du dimanche matin ! Comme d'habitude le show est sur mesure, chacun connaît son rôle à la perfection, et bien entendu c'est sans compter également sur l'ardeur de Mille, qui motive les festivaliers. On commence par l'intro du dernier album suivi de ‘Phantom Antichrist’. Juste parfait pour commencer le set enflammé au cours duquel s'ensuit une foule de tubes. Sur scène, les zicos sont en feu et débordent d'énergie, le public reste plus modéré mais heureusement, une partie de la fosse vient remédier à ça et hurle les chansons avec le peu de voix qu'il nous restait après trois jours à s'égosiller.

Dimanche 3 août
6h du matin, malgré la fatigue, on se motive, on plie bagage et on se donne rendez-vous l'année prochaine pour une nouvelle édition ! [Anne-Sophie]

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mis en ligne le : 06.11.14 par Mikamika

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