TRANSIT MAGAZINE - Swiss Metal Magazine

CONCOURS TRANSIT

EPICA, DRAGONFORCE
Salle des fêtes de Thônex
30.01.2015


CROWBAR
RKC, Vevey
20.02.2015


BLACK LABEL SOCIETY
Les Docks, Lausanne
15.03.2015


ENSIFERUM
Les Docks, Lausanne
19.03.2015


MOONSPELL, SEPTIC FLESH
RKC, Vevey
21.03.2015


Pour plus d'infos : http://www.transitmag.ch/index.php?Article=6028[/b]

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mis en ligne le : 16.05.10 par indy

LIVE REPORT - MASTODON | Fri-Son, Fribourg - 10.06.2014

MASTODON | Fri-Son, Fribourg
10.06.2014

Si le Fri-Son, avec cette dernière date de la saison, n’a pas réussi à faire sold-out lors de la venue de Mastodon, la prestation de nos rockers d’Atlanta n’en a pas du tout souffert. Résultat : plus d’une heure de show, de solos et de tubes ! Ils sont bel et bien les maîtres de ce style qui s’offre de nos jours un second souffle. Peut-être plus poussés et plus complexes, il faut, si je peux me permettre, une certaine expérience musicale pour profiter pleinement de leurs concerts. En effet, derrière les riffs accrocheurs, se cache une complexité qui ne manque pas de me surprendre à chaque fois. Après avoir emballé la salle avec plusieurs titres du fameux ‘Crack The Sky’, Mastodon a tenté quelques nouveaux titres tirés du dernier ‘Once More 'Round The Sun’. Initiative un peu risquée peut-être car le public n’a pas eu beaucoup de temps pour s’en imprégner et on pouvait bien sentir la différence d’ambiance entre ‘High Road’, un peu trop frais, et le tant attendu ‘Oblivion’. Toutefois, il ne leur reste plus grand-chose à prouver car ils sont indéniablement doués pour mélanger grunge, heavy et conserver ce son stoner, et cela tout en s’offrant le luxe de longs soli qui ne sont absolument pas de trop vu leur qualité. Un concert que j’ai pleinement apprécié et à en juger par la salle scotchée sur place, Mastodon avait ce soir rendez-vous avec de vrais fans. Vivement que ‘Once More 'Round The Sun’ roule sa bosse car en live c’est un régal ! [Maud.R]

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mis en ligne le : 06.11.14 par Mikamika

LIVE REPORT - LIMP BIZKIT, CARDIAC | Les Docks, Lausanne - 01.07.2014

LIMP BIZKIT, CARDIAC | Les Docks, Lausanne
01.07.2014

On s’est déplacé aux Docks pour savoir si Limp Bizkit méritent leur réputation de ‘vendus’, eh bien je peux vous assurer que non, compte tenu du fait qu’ils ont absolument tout donné ce soir. En première partie nous sommes contents de voir que les Genevois de Cardiac ont pu décrocher le sésame pour la place tant convoitée de warm-up band. C’est toujours sympa de voir une salle mettre en avant la scène nationale. Limp Bizkit ont commencé avec un tout nouveau titre, ‘The Channel’, il passait moyen mais dès les premières notes de ‘Counterfeit’ c’était parti ! Très connus pour leurs prouesses techniques, j’ai eu un peu de mal à reconnaître certains des titres, malgré ma présence dans les premiers rangs, le son était peut-être un peu plus fort que d’habitude en Suisse, mais ‘Rollin’, ‘Hot Dog’, ‘My Generation’ et ‘Nookie’ étaient sur la setlist, sans oublier ‘Break Stuff’ en rappel. Je regrette un peu l’absence de ‘Faith’, mais bon, il faut bien que je râle un peu non ? Et j’aimerais vous raconter une petite anecdote, un certain musicien de Cardiac, qui se reconnaîtra, discutait avec nous à la fin du concert dehors. Il est allé ensuite récupérer son instrument et la sécurité lui a sauté dessus et demandé de rendre l’instrument. Nous avons dû expliquer gentiment qu’il faisait partie du premier groupe et que c’était son instrument. Au moins on sait que personne ne peut rien voler. Mais nous allons tout de même garder ce souvenir à chaque fois que nous penserons à Limp Bizkit au Docks, eh oui, nous on raconte tout. [Suzy]

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mis en ligne le : 06.11.14 par Mikamika

LIVE REPORT - KANSAS | Z7, Pratteln - 03.08.2014

KANSAS | Z7, Pratteln
03.08.2014

Quarante ans ! Voilà déjà quarante ans que les musiciens de Kansas sont sur les routes pour faire partager leur incroyable hard rock progressif à travers le monde. Une tournée également en forme d’adieu pour Steve Walsh (synthé, chant) qui a annoncé son départ tout récemment et sera remplacé par Ronnie Platt. Avec un public d’une moyenne d’âge de cinquante ans, c’est bien la première fois depuis un moment que je me sens aussi jeune à un concert. À vingt et une heures pile, les lumières s’éteignent et les musiciens entrent en scène en commençant par un instrumental (‘Mysteries & Mayhem’) qui part très vite sur l’incroyable ‘The Wall’. Walsh, totalement incroyable, chante comme un dieu et c’est avec tristesse qu’on songe qu’il ne sera bientôt plus présent. Surtout lors de l’interprétation du magnifique ‘Dust In The Wind’, chanson phare du groupe qui ferait pleurer un djihadiste de l’EIIL. Billy Greer (guitare) et David Ragsdale (violon) assurent les chœurs tandis que le seul rescapé de la formation originale, Phil Ehart (batterie), nous offre un jeu à la fois technique et rempli de feeling. Le set sera quasi uniquement axé sur les seventies avec les incontournables ‘Cheyenne Anthem’, ‘Song For America’, ‘Icarus’, ‘Borne On Wings Of Steel’, ‘Point Of Know Return’ et ‘Miracles Out Of Nowhere. Deux petites digressions postseventies tout de même avec ‘Hold On’ et ‘Fight Fire With Fire’ joués en rappel juste avant l’incontournable hit ‘Carry On My Wayward Son’ qui clôturera une soirée magnifique. Une claque dans la gueule avec des musiciens qui malgré leurs soixante ans passés envoient une énergie que peu de jeunots peuvent se targuer d’égaler ! [PsiloSyn]

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mis en ligne le : 06.11.14 par Mikamika

LIVE REPORT - DEVIN TOWNSEND, SHINING | Les Docks, Lausanne - 12.08.2014

DEVIN TOWNSEND PROJECT, SHINING | Les Docks, Lausanne
12.08.2014

Enfin de retour en Suisse romande ! Après le mythique concert donné à l’Usine en 2003 avec Strapping Young Lad et The Devin Townsend Band, le savant fou du metal a choisi cette fois-ci les Docks comme point de chute. Une soirée qui s’annonçait sous les meilleurs auspices avec en première partie les fous furieux de Shining (les Norvégiens, pas les Suédois) et leur brutal free-jazz. Une première partie qui a eu le mérite de mettre de l’ambiance, même si leur musique est un peu trop déstructurée à mon goût. Après une petite présentation de vidéos débiles par Ziltoid (l’extraterrestre amateur de café, héros d’un des albums du groupe), les musiciens entrent en scène sur l’incroyable ‘Seventh Wave’ tiré du non moins incroyable album ‘Ocean Machine’ qui reste l’un des albums cultes du Canadien fou. Malheureusement, le son n’est pas au top avec une voix sous-mixée par rapport au reste qui sonne un peu brouillon, les arrangements souvent noyés par une batterie qui, si elle a le mérite d’envoyer du bois, est largement trop forte. Heureusement, les blagues et la bonne humeur du maître nous font vite oublier ce petit défaut. Au total, huit albums seront visités sur les douze que comprend sa discographie (sans compter les SYL) avec, pour ne citer que les meilleurs moments, le puissant ‘By Your Command’ tiré de Ziltoid, le long ‘Planet Of The Apes’, la planante ‘Deadhead’ du très sous-estimé ‘Accelerated Evolution’ et enfin le complètement barré ‘Bad Devil’, unique rappel de la soirée. Un excellent concert mais qu’on aurait aimé un peu plus long en regard du déjà culte DVD ‘Retinal Circus’ d’une durée de presque deux heures trente… [PsiloSyn]

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mis en ligne le : 06.11.14 par Mikamika

LIVE REPORT - ALESTORM, BRAINSTORM | Le Pont-Rouge, Monthey - 16.09.2014

ALESTORM, BRAINSTORM | Le Pont-Rouge, Monthey
16.09.2014

Les vieux au premier rang et les jeunes à fond de cale ! Et vice-versa. Le Pont-Rouge voit cohabiter deux publics à première vue incompatibles. Après le folk metal piteux de Troldhaugen : les Teutons de Brainstorm constituent le premier gros morceau du jour. Le heavy metal puisé au cœur des eighties du groupe ne semble pas impressionner les fans d’Alestorm. Mais les plus vieux (votre serviteur compris) s’offrent un joli bond dans le temps. Refrains à entonner en chœur, soli à tout va, vocaux haut perchés : nous voici revenus en Germanie, vingt-cinq ans en arrière ! Le groupe égraine les hits metal, avec une bonne humeur communicative et ce malgré quelques soucis de guitares. Le puissant ‘Firesoul’, l’orientalisant ‘Shiva’s Tears’ ou l’inévitable ‘How Do You Feel’ sont autant d’occasions de se démettre quelques cervicales. Arborant tricorne, jabot et bottines, l’assistance se rajeunit largement dès l’apparition d’Alestorm. Forts d’un nouvel album – ‘Sunset On The Golden Age’ – du meilleur tonneau, les pirates débarquent en terrain conquis. Et en sont sans doute un peu trop conscients. La qualité d’exécution est acceptable (comprenez : le leader Chris Bowes est, pour une fois, à peu près sobre), mais le son est catastrophique, la setlist prévisible à outrance et la performance ultraminimaliste. Passés quelques excellents emprunts à son dernier méfait, la formation aligne les classiques – ‘Keelhauled’, ‘Back Through Time’, ‘Wenches And Mead’ – proposés à chacune de ses sorties. Pour la prise de risque : zéro ! Du coup, le spectacle est plus à chercher dans la salle où les fans d’Alestorm bondissent en tous sens sur ‘Keelhauled’ et se mettent à souquer (proprement ridicule estimera le fan cacochyme de Brainstorm !) durant ‘Nancy The Tavern Wench’. Bref, un concert fun mais dénué de surprise. [Dave]

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mis en ligne le : 06.11.14 par Mikamika

PREVIEW - MESHUGGAH, CAR BOMB | Les Docks, Lausanne - 15.11.14

MESHUGGAH, CAR BOMB, SEMANTIK PUNK | Les Docks, Lausanne
Le 15 décembre 2014
Portes : 19h30
Prix : 45.-CHF (préloc.)/50.-CHF (sur place)

Meshuggah, un nom qui évoque, puissance inimaginable, précision millimétrique, lourdeur, technique, violence et expérimentation. Des concerts toujours dévastateurs, on en sort jamais indemne ! Les voilà de retour aux Docks, alors que nous avons encore tous leur concert donné lors de l’Inferno Fest pour annoncer la sortie de leur précédent album ‘Koloss’, qui portait bien son nom ! Cette fois c’est pour revenir sur 25 ans de carrière que le groupe passe par Lausanne Rock City, rappelez-vous ‘Destroy Erase Improve’ ou encore ‘Chaosphere’… Live !!! Pour chauffer la salle, deux formations qui ont fait parler d’elles : Semantik Punk dont l’album est produit par Ross Robinson (Sepultura, Slayer…) qui aime la polyrythmie et les dissonances et le second Car Bomb, parfaitement à sa place, propose un metal chaotique efficace. Alors je ne sais pas vous, mais…. [Lambimeshuggeh]

www.meshuggah.net
www.carbomcult.com
www.lesdocks.ch

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mis en ligne le : 22.10.14 par Mikamika

PREVIEW - Morbid Angel | RKC, Vevey - 12.11.14

Morbid Angel | RKC, Vevey
12 novembre 2014
Portes : 19h30 Concert : 20h00 | Prix : 30.-CHF

Ces quelques dernières années, Morbid Angel a eu une actualité quelque peu mouvementée. Tout d’abord, il y a eu le retour de David Vincent, puis le départ de Pete Sandova pour des raisons de non-compatibilité entre Morbid Angel et Jesus… et enfin il y a eu ‘Illud…’, leur dernier album très controversé. Alors quoi de mieux que de faire le dernier truc à la mode pour faire saliver et redonner aux fans l’envie de les revoir. Il s’agit donc d’une tournée pour les vingt ans de leur album mythique : ‘Covenant’ qui sera pour la première fois joué dans son intégralité. Le groupe enverra du lourd durant la soirée pour contenter les attentes des fans et faire revivre la flamme qui a déjà animé la Suisse romande durant leurs précédents passages. [Barberousse]

http://www.rocking-chair.ch

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mis en ligne le : 22.10.14 par Mikamika

LIVE REPORT - METALDAYS 2014 | Tolmin, Slovénie - Du 21 au 26.07.2014

METALDAYS 2014 | Tolmin, Slovénie
Du 21 au 26 juillet 2014

Retour à Tolmin dans la verte Slovénie pour la deuxième édition des ‘jours du metal’ (anciennement Metalcamp). Si vous n’avez pas lu mes reviews des années précédentes, je vous fais un rapide petit rappel. Limité à douze mille personnes, le Metaldays est l’un des festivals les plus tranquilles d’Europe, loin des foules insupportables du Wacken et autres Hellfest. Niché dans un cadre idyllique au bord de la Soca (rivière de rêve aux eaux couleur émeraude), vous pourrez aussi bien vous détendre en buvant un cocktail au bord de la magnifique plage qu’aller assister aux concerts sur une des deux scènes ou encore aller vous balader dans les superbes gorges (parmi moult autres activités touristiques). De vraies vacances metal où les concerts commencent assez tard (courant de l’après-midi) pour ne pas devoir se stresser à courir en direction des scènes dès le réveil. À découvrir absolument !

Lundi 21 juillet
C’est sous une pluie battante (une fois n’est pas coutume) que nous arrivons en fin d’après-midi à Tolmin. Heureusement l’averse ne dure pas et le soleil resurgit juste à temps pour le concert d’Alcest. Comme d’habitude le postblack / rock des Français nous enchante et nous transporte. Seul petit regret, on aurait aimé avoir un peu plus de titres du magnifique dernier album (mais sans doute pas assez metal pour un festival du style). Le death metal old school de Grave n’étant pas trop ma tasse de thé, j’en profite pour vite aller monter la tente avant d’être de retour pour applaudir Children Of Bodom. Un chouette live bourré de vieux titres dont l’incroyable ‘Towards Dead End’, plus joué depuis un bon moment et qui reste pour moi une des meilleures compos du groupe. 23H15, dur de tenir encore debout après une journée passée sur la route mais que ne ferait-on pas pour Opeth ? La petite bande à Mikael Akerfeldt est en pleine forme (normal : ils ont un tour-bus, eux) et nous offre comme toujours un concert magnifique alternant titres hypnotisants (‘Atonement’, ‘Hope Leaves’) et hits à tiroir (‘Demon Of The Fall’, ‘Deliverance’). Petite mention spéciale pour ‘White Cluster’, très rare en live et pourtant incroyable. Pas de strip-tease à la plage pour nous ce soir mais un bon gros dodo afin d’être en pleine forme pour la suite.

Mardi 22 juillet
C’est les idées claires que nous nous réveillons donc le lendemain (de mon côté en tout cas, le collègue ayant de son côté un peu forcé sur la boisson). Après un chouette petit déj' au village (à volonté pour six euros), direction la plage pour un après-midi détente au soleil. C’est avec le hard rock heavy de Vanderbuyst que les hostilités commencent. Sympa mais pas exceptionnel. Le death d’Obituary me laissant de marbre, j’en profite pour aller me restaurer au stand de nourriture indienne en écoutant le black metal pas dégueu du tout des Français de Nocturnal Depression. Retour sur la grande scène pour le concert que j’attends le plus de cette édition : Borknagar ! Très rare en live, le black progressif des Norvégiens est juste incroyable. Malheureusement Vintersorg (un des trois chanteurs) n’est pas présent et c’est donc Shady Blue, chanteur de Susperia et Chrome Division, qui le remplace. Heureusement Vortex est lui présent et sa voix reste toujours magnifique. Le son est parfois un peu brouillon mais ne nuit pas au plaisir de voir enfin live des titres comme ‘Genuine Pulse’, ‘Oceans Rise’, ‘Ruins Of The Future’ ou encore ‘Colossus’. Un très très chouette moment. Fin de la soirée avec le black de Satyricon et le death de Vader qui achèvent ce deuxième jour en beauté !

Mercredi 23 juillet
J’attendais beaucoup de Space Unicorn On Fire, annulés l’année précédente à cause d’un orage violent. Eh bien grosse déception, moi qui m’attendais avec un nom pareil à voir débarquer des zicos déguisés avec paillettes et arcs-en-ciel, nous n’avons eu droit qu’à un mauvais groupe rital de heavy metal. Bref, petit tour sur la deuxième scène pour le death thrash de African Corpse (très sympa mais on aurait aimé éviter les discours pseudo-humanistes entre les titres) et le black / doom dépressif de Forgotten Tomb. Retour à la main stage pour Amorphis. Comme d’habitude les Finlandais sont en grande forme et même si leur set-list est assez basique (excepté un petit ‘Vulgar Necrolatry’ tiré du premier disque), on retrouve avec plaisir les ‘Silver Bride’, ‘Sky Is Mine’ et autres ‘The Smoke’ et ‘Black Winter Day’ en rappel. Si Volbeat n’est pas trop mon style, il est celui de beaucoup de festivaliers qui ont dû pleurer toutes les larmes de leur corps après l’arrêt du concert au bout de quatre titres pour cause d’extinction de voix du chanteur. On espère qu’ils auront pu se consoler par la petite séance after quotidienne de strip-tease à la plage.

Jeudi 24 juillet
Avant-dernier jour de festival et un temps plutôt maussade qui nous incite à passer l’après-midi sous une tonnelle à boire du vin avec des compatriotes valaisans (oui parfois Genevois et Valaisans font la fête ensemble). C’est sur le doom / stoner de Kadavar que nous rejoignons la grande scène, de quoi se motiver pour la suite de la soirée. Je n’ai jamais été très fan du thrash indus de Prong mais leur prestation s’avère très sympathique, tout autant d’ailleurs que les frenchies de Benighted qui mettent le feu à la petite scène avec leur gore death parfaitement maîtrisé. Si Moonsorrow font dans le pagan, ceux-ci n’ont rien à voir avec les groupes folk à flutiaux qu’on retrouve la plupart du temps. Sombres et lourdes, leur longues compos font mouche et nous envoient directement sur des champs de batailles viking à mille lieues des trolls dansant dans la forêt (oui je sais je suis méchant avec le folk et j’aime ça). C’est sur l’excellent black metal d’Inquisition que se termine ma soirée étant aussi fan de Megadèche que de Justin Bieber (qui se pose en headliner ce soir (NdSelena : Bieber en tête d’affiche ?), on ne sait pas trop pourquoi vu la qualité absolument merdique des lives du sieur Mustaine).

Vendredi 25 juillet
Nous voici déjà proche de la fin, c’est quand même fou comme les bons moments passent vite. Beaucoup de bons groupes pour cette cinquième journée avec en tout premier lieu les excellents Soen qui pratiquent un metal prog barré à la Tool. Vraiment chouette, tout autant d’ailleurs que les Finlandais de Ghost Brigade et leur doom mélodico-dépressif à mi-chemin entre Mastodon et Katatonia. Un show réglé comme du papier à musique avec des zicos plus que doués qui vont sans nul doute faire beaucoup parler d’eux ces prochaines années. On reste dans le dépressif (mais on aime ça !) avec My Dying Bride. Les empereurs du funeral doom nous transportent avec toujours autant de maestria dans les sphères émotionnelles sombres et glauques. Du coup rien de tel qu’un petit Heaven Shall Burn pour se remonter le moral et assister au plus grand circle-pit jamais vu qui prend quasiment tout l’espace de la grande scène. Cerise sur le gâteau, une reprise du ‘Valhalla’ de Blind Guardian version metalcore excellente et complètement inattendue. Grosse artillerie ensuite pour Sabaton qui mettent littéralement le feu à la mainstage (pyrotechnie oblige) et dont le heavy metal moderne et guerrier fait mouche à tous les coups. Enfin le meilleur pour la fin, c’est les Suédois de Tiamat et leur gothic metal, véritable croisement entre Pink Floyd et Sisters Of Mercy, qui ont l’honneur de terminer cette édition 2014 avec un sublime concert. Peut-être un des derniers d’ailleurs, le leader ayant annoncé son départ du groupe (et pour vous donner une idée, Tiamat sans Johan Edlund ce serait un peu comme Metallica sans James Hetfield). On prie pour que celui-ci change d’avis en se donnant d’ores et déjà rendez-vous l’année prochaine dans le cadre enchanteur de Tolmin ! [PsiloSyn]

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mis en ligne le : 22.10.14 par Mikamika

LIVE REPORT - METALDAYS 2014 | Tolmin, Slovénie - Du 21 au 26 juillet 2014

METALDAYS 2014 | Tolmin, Slovénie
Du 21 au 26 juillet 2014

Retour à Tolmin dans la verte Slovénie pour la deuxième édition des ‘jours du metal’ (anciennement Metalcamp). Si vous n’avez pas lu mes reviews des années précédentes, je vous fais un rapide petit rappel. Limité à douze mille personnes, le Metaldays est l’un des festivals les plus tranquilles d’Europe, loin des foules insupportables du Wacken et autres Hellfest. Niché dans un cadre idyllique au bord de la Soca (rivière de rêve aux eaux couleur émeraude), vous pourrez aussi bien vous détendre en buvant un cocktail au bord de la magnifique plage qu’aller assister aux concerts sur une des deux scènes ou encore aller vous balader dans les superbes gorges (parmi moult autres activités touristiques). De vraies vacances metal où les concerts commencent assez tard (courant de l’après-midi) pour ne pas devoir se stresser à courir en direction des scènes dès le réveil. À découvrir absolument !

Lundi 21 juillet
C’est sous une pluie battante (une fois n’est pas coutume) que nous arrivons en fin d’après-midi à Tolmin. Heureusement l’averse ne dure pas et le soleil resurgit juste à temps pour le concert d’Alcest. Comme d’habitude le postblack / rock des Français nous enchante et nous transporte. Seul petit regret, on aurait aimé avoir un peu plus de titres du magnifique dernier album (mais sans doute pas assez metal pour un festival du style). Le death metal old school de Grave n’étant pas trop ma tasse de thé, j’en profite pour vite aller monter la tente avant d’être de retour pour applaudir Children Of Bodom. Un chouette live bourré de vieux titres dont l’incroyable ‘Towards Dead End’, plus joué depuis un bon moment et qui reste pour moi une des meilleures compos du groupe. 23H15, dur de tenir encore debout après une journée passée sur la route mais que ne ferait-on pas pour Opeth ? La petite bande à Mikael Akerfeldt est en pleine forme (normal : ils ont un tour-bus, eux) et nous offre comme toujours un concert magnifique alternant titres hypnotisants (‘Atonement’, ‘Hope Leaves’) et hits à tiroir (‘Demon Of The Fall’, ‘Deliverance’). Petite mention spéciale pour ‘White Cluster’, très rare en live et pourtant incroyable. Pas de strip-tease à la plage pour nous ce soir mais un bon gros dodo afin d’être en pleine forme pour la suite.

Mardi 22 juillet
C’est les idées claires que nous nous réveillons donc le lendemain (de mon côté en tout cas, le collègue ayant de son côté un peu forcé sur la boisson). Après un chouette petit déj' au village (à volonté pour six euros), direction la plage pour un après-midi détente au soleil. C’est avec le hard rock heavy de Vanderbuyst que les hostilités commencent. Sympa mais pas exceptionnel. Le death d’Obituary me laissant de marbre, j’en profite pour aller me restaurer au stand de nourriture indienne en écoutant le black metal pas dégueu du tout des Français de Nocturnal Depression. Retour sur la grande scène pour le concert que j’attends le plus de cette édition : Borknagar ! Très rare en live, le black progressif des Norvégiens est juste incroyable. Malheureusement Vintersorg (un des trois chanteurs) n’est pas présent et c’est donc Shady Blue, chanteur de Susperia et Chrome Division, qui le remplace. Heureusement Vortex est lui présent et sa voix reste toujours magnifique. Le son est parfois un peu brouillon mais ne nuit pas au plaisir de voir enfin live des titres comme ‘Genuine Pulse’, ‘Oceans Rise’, ‘Ruins Of The Future’ ou encore ‘Colossus’. Un très très chouette moment. Fin de la soirée avec le black de Satyricon et le death de Vader qui achèvent ce deuxième jour en beauté !

Mercredi 23 juillet
J’attendais beaucoup de Space Unicorn On Fire, annulés l’année précédente à cause d’un orage violent. Eh bien grosse déception, moi qui m’attendais avec un nom pareil à voir débarquer des zicos déguisés avec paillettes et arcs-en-ciel, nous n’avons eu droit qu’à un mauvais groupe rital de heavy metal. Bref, petit tour sur la deuxième scène pour le death thrash de African Corpse (très sympa mais on aurait aimé éviter les discours pseudo-humanistes entre les titres) et le black / doom dépressif de Forgotten Tomb. Retour à la main stage pour Amorphis. Comme d’habitude les Finlandais sont en grande forme et même si leur set-list est assez basique (excepté un petit ‘Vulgar Necrolatry’ tiré du premier disque), on retrouve avec plaisir les ‘Silver Bride’, ‘Sky Is Mine’ et autres ‘The Smoke’ et ‘Black Winter Day’ en rappel. Si Volbeat n’est pas trop mon style, il est celui de beaucoup de festivaliers qui ont dû pleurer toutes les larmes de leur corps après l’arrêt du concert au bout de quatre titres pour cause d’extinction de voix du chanteur. On espère qu’ils auront pu se consoler par la petite séance after quotidienne de strip-tease à la plage.

Jeudi 24 juillet
Avant-dernier jour de festival et un temps plutôt maussade qui nous incite à passer l’après-midi sous une tonnelle à boire du vin avec des compatriotes valaisans (oui parfois Genevois et Valaisans font la fête ensemble). C’est sur le doom / stoner de Kadavar que nous rejoignons la grande scène, de quoi se motiver pour la suite de la soirée. Je n’ai jamais été très fan du thrash indus de Prong mais leur prestation s’avère très sympathique, tout autant d’ailleurs que les frenchies de Benighted qui mettent le feu à la petite scène avec leur gore death parfaitement maîtrisé. Si Moonsorrow font dans le pagan, ceux-ci n’ont rien à voir avec les groupes folk à flutiaux qu’on retrouve la plupart du temps. Sombres et lourdes, leur longues compos font mouche et nous envoient directement sur des champs de batailles viking à mille lieues des trolls dansant dans la forêt (oui je sais je suis méchant avec le folk et j’aime ça). C’est sur l’excellent black metal d’Inquisition que se termine ma soirée étant aussi fan de Megadèche que de Justin Bieber (qui se pose en headliner ce soir (NdSelena : Bieber en tête d’affiche ?), on ne sait pas trop pourquoi vu la qualité absolument merdique des lives du sieur Mustaine).

Vendredi 25 juillet
Nous voici déjà proche de la fin, c’est quand même fou comme les bons moments passent vite. Beaucoup de bons groupes pour cette cinquième journée avec en tout premier lieu les excellents Soen qui pratiquent un metal prog barré à la Tool. Vraiment chouette, tout autant d’ailleurs que les Finlandais de Ghost Brigade et leur doom mélodico-dépressif à mi-chemin entre Mastodon et Katatonia. Un show réglé comme du papier à musique avec des zicos plus que doués qui vont sans nul doute faire beaucoup parler d’eux ces prochaines années. On reste dans le dépressif (mais on aime ça !) avec My Dying Bride. Les empereurs du funeral doom nous transportent avec toujours autant de maestria dans les sphères émotionnelles sombres et glauques. Du coup rien de tel qu’un petit Heaven Shall Burn pour se remonter le moral et assister au plus grand circle-pit jamais vu qui prend quasiment tout l’espace de la grande scène. Cerise sur le gâteau, une reprise du ‘Valhalla’ de Blind Guardian version metalcore excellente et complètement inattendue. Grosse artillerie ensuite pour Sabaton qui mettent littéralement le feu à la mainstage (pyrotechnie oblige) et dont le heavy metal moderne et guerrier fait mouche à tous les coups. Enfin le meilleur pour la fin, c’est les Suédois de Tiamat et leur gothic metal, véritable croisement entre Pink Floyd et Sisters Of Mercy, qui ont l’honneur de terminer cette édition 2014 avec un sublime concert. Peut-être un des derniers d’ailleurs, le leader ayant annoncé son départ du groupe (et pour vous donner une idée, Tiamat sans Johan Edlund ce serait un peu comme Metallica sans James Hetfield). On prie pour que celui-ci change d’avis en se donnant d’ores et déjà rendez-vous l’année prochaine dans le cadre enchanteur de Tolmin !
[PsiloSyn]

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mis en ligne le : 22.10.14 par Mikamika

LIVE REPORT - HELLFEST 2014 | Clisson, France - Du 20 au 22.06.2014

HELLFEST 2014 | Clisson, France
Du 20 au 22 Juin 2014

Le bon plan quand tu vas au Hellfest, c’est de t’y prendre à l’avance dans tout ce que tu vas devoir entreprendre pour y aller : acheter les billets le plus tôt possible pour être sûr de ne pas devoir tuer un de tes potes qui a eu le pass trois jours alors que toi tu pensais avoir largement le temps, prévoir si tu vas prendre la voiture ou l’avion ou le train ou marcher jusqu’à Clisson, décider si tu es encore assez jeune pour aller dans le camping ou si tu préfères faire le vieux et dormir dans un lit douillet dans une chambre d’hôtel de la région... Bref, le Hellfest, c’est une organisation à ne pas prendre à la légère, mais ça en vaut la peine ! Et cette année fut, n’ayons pas peur des mots, excessivement mythiquement excellente ! Comme d’habitude, on ne peut que féliciter les organisateurs qui font le nécessaire pour rendre cette messe française du metal un évènement européen incontournable. Et, pour une fois, le vieil adage qui dit ‘Hellfest pluvieux, Hellfest heureux !’ fut mis au rebut tant le soleil, le beau temps et la bonne humeur furent de la partie. En parlant de temps, il eut fait plus chaud au Sahara comparé au soleil de Bretagne, mais pas souvent… On y reviendra ! Mais commençons les hostilités de rigueur.

Vendredi 20 juin
Ça commence ! La foule trépigne d’impatience avant de pénétrer sur le site, et l’entrée du festival est prise d’assaut pour obtenir le précieux sésame qu’est le bracelet en tissu garantissant les entrées permanentes des trois jours. Mais bizarrement, je vois une foule tout aussi compacte dans la file d’attente des entrées journalières. Beaucoup ont dû faire le chemin de loin juste pour voir la tête d’affiche de ce soir, les Vierges de fer, précurseurs et fer de lance du mouvement créé il y a de cela près de quarante ans déjà ! (Et pan, premier coup de vieux ! Je parie que vous aviez oublié ce petit détail. Vous en voulez un autre ? Les gamins qui rentrent cette année au lycée sont tous nés après l’an 2000 ! Eh ouais !) En rentrant sur le site, on remarque que beaucoup de choses ont changé : une place bétonnée avec une statue a été construite et des petits immeubles en tôle ont été érigés tout autour, donnant au lieu un air de vieux village du Far West américain. Il s’agit du nouveau Metal Market. Un pont traverse maintenant la route qui mène au camping, avec un nombre de marches qui suscita bien des réactions râleuses de la part de beaucoup de festivaliers éméchés, fatigués ou juste flemmards. Mais le tout est vraiment joliment fait et tant qu’il n’y a pas de boue ou de poussière, moi, ça me va (vieux con inside). Après une heure de file d’attente pour entrer sur le site des scènes, un sentiment familier m’envahit : j’ai l’impression de revenir à la maison après une année d’absence à l’étranger. On démarre directement par le plus important : chercher les jetons de consommation et se prendre un pichet de bière ! Bon, elle est toujours coupée à l’eau, mais on ne mourra pas de soif, c’est déjà ça ! Les concerts ayant déjà commencé depuis dix heures du matin et compte tenu du fait qu'il est déjà treize heures, il est temps de manger ! Et il n'y a pas de Hellfest qui tienne sans une tartine de l’enfer, alors on attaque et on déguste ! Tartine en main, pichet de Kro à la ceinture, on se rend vers la Mainstage 1, où Toxic Holocaust termine son set. Le son est bon, et la foule est déjà bien présente. Powerman 5000, groupe suivant au Mainstage 2 est un peu une sorte d’OVNI à mes yeux. D'une part parce que je ne vois pas de bassiste sur scène (cela me choque profondément, étant moi-même bassiste), et d'autre part parce que c’est très lyrique et que ça me rappelle un peu une messe que j’ai vue avec mes parents alors que j’avais neuf ans. Seulement, ce n’est pas une femme qui chante mais un gros monsieur peint en blanc en long manteau de cuir alors qu’il fait déjà bien trente-cinq degrés. Mais il faut avouer que ce n’est pas mal du tout, et la foule ne se trompe pas car c’est un océan de monde devant la scène ! Therapy? sera ensuite pour moi un des premiers groupes que je ne voulais vraiment rater sous aucun prétexte, et les Irlandais assurent envoyant leur rock teinté de punk à un public d’aficionados (comme quoi je ne suis pas le seul ancien ici !). Le reste de la journée se passe de commentaires : Rob Zombie est survolté, allant même jusqu’à se mettre debout sur les épaules du public et avancer de près de trente mètres dans la foule. Sepultura nous apporte notre bonne dose de thrash bien lourd et les mosh pits pullulent dans la fosse. Arrive le moment tant attendu où Iron Maiden prend contrôle de la Mainstage 1. Un excellent show, ils sont en forme, ça fait plaisir à voir et à entendre ! Je devais être à trente mètres de la scène et, lorsque je me retourne, je constate que je n’ai jamais vu autant de monde à un festival ! La foule remontait bien jusqu’au milieu du site ! Petite note amère : Bruce Dickinson annonce les résultats du match France - Suisse au milieu du set. On se sent tout à coup très seul en tant que pauvre Suisse entouré de Français quand on vient de se prendre un 5 - 2 dans les dents… Bref, passons ! Après deux heures de prestation rondement menée, Iron Maiden laisse place à Slayer qui, comme à leur habitude, envoient du lourd ! Il ne faisait pas aussi chaud qu’à l’Usine de Genève lorsqu’ils y sont passés le mercredi d’avant, mais ça devait être tout aussi compact à l'avant ! Après cette première journée, il commence à se faire tard, et la route pour Nantes est longue, alors on prend son courage à deux mains et on rentre à l’hôtel ! Au moins il y a une douche chaude qui m’attend.

Samedi 21 juin
Deuxième jour et nouveau record de chaleur. Même à onze heures du matin ça commence à taper. Prévoir beaucoup de crème solaire pour le Hellfest, jamais je ne pensais devoir dire ça un jour ! Et c’est déjà très chaud car on retrouve Skid Row sur la Mainstage 1 ! Dans le genre légende du glam, on ne fait pas mieux. Et j’ai même vu des jeunes chanter sur ‘Slave To The Grind’ et ‘Youth Gone Wild’. Qui a dit que le metal était générationnel ? Walking Papers, le nouveau groupe de Duff McCagan, est absolument génial, mais le premier groupe tant attendu de la journée sont les Bostoniens d’Extreme. On y va pour une heure de funk metal abrasif, de technicités guitaristiques détonantes (Nuno ne vieillit pas et ne vieillira jamais, il n’a pas changé depuis 1989) et tout ça pour célébrer les vingt ans de leur album a succès ‘Pornograffitti’. Ce fut jouissif (je ne suis pas objectif car j’adore ce groupe). La scène metal française n’est pas en reste, car Dagoba enchaîne et nous gratifie du plus beau wall of death de l’histoire du Hellfest. On aurait dit une scène de bataille tirée de Braveheart. Voyage dans les archives du rock, avec un Status Quo magistral dans le son et la performance, suivi par un Max Cavalera et son Soulfly de toute puissance. Deep Purple, véritable trou générationnel dans la programmation, arrive à réunir jeunes et vieux dans le riff mythique qu’est ‘Smoke On The Water’ (tiens, on parle encore de la Suisse en deux jours de Hellfest, c’est bien ça). Et enfin, le clou de la soirée, ceux pour qui beaucoup de gens sont venus car leur présence en Europe est un fait rare : Aerosmith. La bande à Steven Tyler ne démérite pas, et c’est un show hallucinant qui nous attend, autant au niveau musical que scénique ! Même à soixante-huit balais, il est toujours aussi magistral le Steven. Et avec une avancée de scène de vingt-cinq mètres dans la foule, c’est un peu comme si une légende venait chanter pour vous uniquement ! Avenged Sevenfold clôt cette soirée dans un live qui ferait pâlir Michael Bay tellement la pyrotechnie est démentielle.

Dimanche 22 juin
La fatigue se fait quand même ressentir en ce troisième jour de festival. Et la chaleur n’aide pas, la poussière qui se lève du site recouvre même les voitures situées dans le village de Clisson. On suffoque, on a des coups de soleil partout, mais on s’en fiche car on est heureux. Aujourd’hui, il faut en profiter, c’est le dernier jour ! On commence tôt, histoire de n’avoir aucun regret. Lofofora, In Solitude, Crowbar, Powerwolf, Seether… Ça s’enchaîne aux mainstages ! Arrive ensuite Alter Bridge, avec le fabuleux Miles Kennedy à la voix, suivi de ses comparses ex-Creed, et ça envoie du steak ! Mais je ne bouge presque pas de ma place, il y a un groupe que je veux à tout prix voir de tout près, et les voilà qui montent sur scène : Annihilator. Les Canadiens sont là pour faire du heavy metal, et dieu qu’ils le font bien ! Ça va vite, c’est gros, ça sonne, ils sont heureux d’être là et ça se voit ! La suite est un peu plus sombre et la foule se pare de noir : des festivaliers sont sortis de la tente de l’Altar et du Temple pour venir voir Dark Angel et Behemoth . Bon, perso je suis pas trop fan, alors j’en profite pour aller faire le plein du pichet, et en passant devant le stand des autographes, je vois justement Annihilator en train de signer des dédicaces ! Tant pis pour la bière, il me faut ce trophée ! Un autre souffle des années nonante monte ensuite sur scène, Soundgarden, qui nous abreuve de rythmes grunge (qui deviennent clairement stoner de nos jours, il faut se l’avouer). Vient ensuite Emperor, véritable légende vivante du black metal, qui fait basculer la Mainstage 2 dans l’occulte et le malsain. Le groupe tant attendu de la journée arrive enfin. Les fondateurs de notre église, de véritables messies dans nos contrées : Black Sabbath monte sur scène. Mais force est de constater une chose (et cet avis n’engage que moi, évidemment) : Ozzy devrait vraiment arrêter sa carrière sur une image plus joyeuse et valorisante. J’ai été sincèrement déçu par sa performance. Certains diront qu’ils ont fait un excellent concert, mais j’ai de la peine à voir les bons points dans sa performance. Certes, les musiciens furent excellents : Butler et Iommy sont toujours aussi impressionnants, mais Ozzy avait l’air vraiment gâteux (je n’ai pas d’autres mots pour le décrire, désolé). On se demandait si c’était lui qui tenait son micro ou l’inverse ! Mais bon, à plus de septante ans on ne va pas trop lui en vouloir, non ?

Conclusion
Un Hellfest de tout premier choix, une ambiance de fou encore une fois ! Des groupes plein les oreilles, des légendes, de nouveaux noms à ajouter à ma discographie, et vivement l’année prochaine, pour les dix ans du festival ! Espérons que les organisateurs vont continuer sur cette lancée et nous proposer un line-up complètement légendaire et dantesque pour fêter dignement cet anniversaire !
[Silastar]

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mis en ligne le : 22.10.14 par Mikamika

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